The End of the F***ing World : Une p**ain de série

Le 5 janvier, Netflix a sortie la comédie dramatique britannique The End du F ***ing World, une série originale de huit épisodes de Netflix (en partenariat avec la chaine anglaise E4) basée sur les romans graphiques primés de Charles Forsman. Adapté par Charlie Covell, The End of the F ***ing World est décrit comme un récit noir, un road trip décalé et une buddy comedy dramatique.

James est un jeune adolescent de 17 ans, habitant dans un petit village d’Angleterre. A 6 ans, il perd sa mère ; une expérience traumatisante qui s’accompagne d’une perte d’expression, d’humour et d’humanité. Finalement, il est persuadé d’être un psychopathe, et décide qu’il devra, à un moment donné, tuer un humain. En attendant il se défoule sur des animaux.

James va dans le même lycée qu’Alyssa. Cette dernière vient d’arriver et en a déjà marre des gens qui l’entourent, scotchés sur leur téléphone. Très colérique, elle ressent beaucoup de chose. Pour se protéger, sa méthode, c’est l’attaque. Son père est parti quand elle avait 3 ans, sa mère est une bourgeoise noyée dans l’illusion de sa vie parfaite, son beau-père est ce que l’on pourrait appeler « un pauvre con ». Si James a décidé qui tuerait Alyssa, elle, a décidé qu’il serait son petit-ami.

«Les deux adolescents se lancent dans un voyage sur la route pour trouver une vie meilleure et échapper au malheur imminent de l’âge adulte», note le site d’information culturel Deadline. Une chose en entraînant une autre, James écrase son poing dans la figure de son père et vole sa voiture. Sur la route, les deux adolescents se rapproche lentement l’un vers l’autre, se comportent mal, terrifient les autres et, pendant tout ce temps, James pense à tuer Alyssa ; Alyssa pense à coucher avec James.

Mais loin des clichés, la série représente bien tous ces sentiments confus, incompréhensifs. Toutes ces illusions, mais également ces petits moments de bonheur que l’on ressent à l’adolescence. The End of The F ***ing World n’est pas une simple série de romance puisqu’un drame va se mettre sur leur route, et le récit emprunte des voies imprévisibles.

«Alors que leur parcours chaotique se déroule, il devient évident que James et Alyssa ont franchi une ligne et n’ont d’autre choix que de l’emmener aussi loin qu’ils le peuvent. » – Deadline

Sans en révéler plus, car cela ne ferait que gâcher l’effet de surprise (et croyez- moi, il y en a), la fin de la série se termine sur une révélation importante pour James.

Série à la fois tellement triste, drôle et belle, c’est son nihilisme qui est le plus saisissant. On retrouve un besoin de se retrouver et de grandir tout en étant paralysé par la peur de ressembler à ceux l’on déteste tant quand on est un adolescent : ses parents, personnages décevants aussi bien pour les protagonistes que les spectateurs.

Cette comédie britannique troublante se transforme avec beaucoup de soin et d’habileté en une histoire profondément émouvante et vraiment originale. Délicieusement anglaise, illustrée d’une P**ain de bande-originale et d’une superbe photographie, mettant en scène deux jeunes acteurs formidables, The End of the F***ing World est une p*tain de pépite.

Non mais regardez moi cette affiche canon.

 

 

 

 

 

       Pauline Blanc

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