Une nuit avec toi, Iñigo Montoya!

Iñigo Montoya!

Iñigo Montoya! c’est un peu le phœnix né des cendres de Mungo Park, ancien projet de Quentin Convard et Pierre Plantin, ravivé par la rencontre d’Adrien Pallot (producteur de La Femme, Moodoïd et Grand Blanc) et de Louis Delorme (batteur des Blind Digital Citizen).

Les + :

  • Des bêtes de scène
  • Un univers prenant
  • Une signature musicale propre et marquante

Les – :

  • ???????
  • ???????
  • ???????

Verdict : 5 artichauts sur 5

Inigo Montoya

On leur colle l’étiquette de révélation « indie psyché francophone », au moins. Beaucoup de mots pour au final dire que c’est  de la bonne musique. Oui, c’est ce que je me dis quand j’écoute ce qu’ils font. Que ça soit sur leurs premiers morceaux Diplodocus Rex, HIBAG et How I Became A Ghost, ou sur leur dernière bombe : Nuit Blanche.

L’écriture se veut maintenant en français avec des textes qui te parlent, Nuit Blanche, qui n’a jamais secrètement macéré ces pensées une nuit en tête à tête avec son édredon ? Iñigo Montoya! c’est des mélodies qui te prennent, t’envoutent et t’emmènent, loin. Nuit Blanche, c’est l’amour dans toute sa splendeur, quand il se révèle au prisme de sa propre folie et qu’il te coupe le souffle. Ce gros bâtard.

A travers ce morceau on peut comme s’identifier à une tourmente animée par des rythmes savamment syncopés et d’une profondeur bestiale. Ils ne sont pas pour autant cruels, juste violents ? Violents de talent, ça c’est sûr.

On reconnaitra les influences à peine cachées des Liars, Andy Stott ou encore Brigitte Fontaine, grande prêtresse, dont un des morceaux (Quand tous les ghettos brûleront [Ca va faire un hit]) est repris par le groupe.

 

« Ne m’oublie pas »,  c’est ce que Quentin, Pierre, Adrien et Louis te chuchotent à l’oreille en attendant la sortie de leurs prochains morceaux, qui, je l’assure, déboîtent sévère.

 

Maywenn Vernet

Leave a Reply