Tarik Kiswanson – « Ongoing reflexion – You, me, so many » au Collège des Bernardins

Credits Tarik Kiswanson pour le Collège des Bernardins, Pierre Laporte Communication.

Jusqu’au 18 décembre, le Collège des Bernardins vous propose de découvrir le travail de Tarik Kiswanson, artiste Suédois d’origine palestinienne. Son exposition nous interroge sur la notion d’identité.

 

Credits Tarik Kiswanson pour le Collège des Bernardins, Pierre Laporte Communication.

Credits Tarik Kiswanson pour le Collège des Bernardins, Pierre Laporte Communication.

L’exposition a lieu dans la sacristie du Collège des Bernardins. Quand on entre, on remarque le contraste entre les murs de la sacristie, faits de pierre et de voûtes en ogives, et les œuvres en métal de l’artiste. Les sculptures de l’artistes sont en forme de vestibules et ont été créées spécialement pour la sacristie. Ces sculptures, au nombre de trois, sont composées de lamelles d’acier. Les espacements entre les lamelles, de tailles différentes, constituent l’expérience. En effet, plus qu’une exposition, il s’agit d’une expérience.

Credits Tarik Kiswanson pour le Collège des Bernardins, Pierre Laporte Communication.

Credits Tarik Kiswanson pour le Collège des Bernardins, Pierre Laporte Communication.

 

Le visiteur est invité à rentrer dans ces vestibules. Une fois à l’intérieur, il se retrouve face à lui même mais aussi face aux autres, car leurs silhouettes se reflètent aussi dans les œuvres. Plus l’espacement des tiges métalliques est restreint, plus il est impossible d’échapper à soi-même et aux autres. C’est alors que l’on comprend le titre de l’exposition « You, me, so many ». On est embarqué dans un tourbillon de reflets mêlant notre image à celle des autres.

 

De plus en entrant dans l’oeuvre, on fait bouger les tiges ; une fois à l’intérieur du vestibule, on se retrouve face à notre image alors en mouvement. Cela crée une impression de tournis et de vertige. Dans le cas du vestibule où l’écartement entre les tiges est le plus faible, en plus du tournis, on peut ressentir un certain enfermement. On a l’impression d’être enfermé avec nous-mêmes, ce qui est intéressant mais peut aussi créer le malaise.

 

Credits Tarik Kiswanson pour le Collège des Bernardins, Pierre Laporte Communication.

Credits Tarik Kiswanson pour le Collège des Bernardins, Pierre Laporte Communication.

Les + : exposition très intéressante, une véritable expérience introspective et de prise en conscience des autres. On réfléchit sur la notion d’identité, nous ne sommes pas un mais plusieurs. Les œuvres communiquent très bien avec l’espace dans lequel elles sont installées. Le contraste entre la sacristie et les lamelles d’acier demeure visuellement saisissant.

 

Les – : La sacristie, petite, ne compte que trois œuvres. On aurait aimé approfondir cette thématique de l’identité avec des installations aux formats différents.

 

 

Ouverture : Du lundi au samedi de 10h à 18h, dimanche de 14h à 18h.

Tarif : gratuit.

Pour plus d’informations, lien du Collège des Bernardins : https://www.collegedesbernardins.fr/content/tarik-kiswanson

 

 

Emma Saclier

Crédits pour l’image à la Une : Tarik Kiswanson pour le Collège des Bernardins, Pierre Laporte Communication.

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