Top 5 des chanteurs de la Star Ac’

Certains sont peut-être nés à des époques, dans des lieux qui respiraient le sexy – le Greenwich Village des années 1960, le « Madchester » de la fin des années 1980, etc. Tel n’était pas le cas de tous ceux qui ont vécu leur enfance au rythme des primes de la Star Academy, attendant chaque samedi soir de savoir qui de Cynthia ou de Jonathan allait quitter le Château. Les années 2000 étaient certes dégueulasses, mais cela, on l’ignorait alors.  C’était une époque où l’on pouvait encore porter des pantalons pattes d’éph’ en cuir rougeâtre, une époque où Charles Aznavour n’était pas encore mort (comment, il est vivant ?), une époque où Dominique Strauss-Kahn avait un avenir politique et où Lââm était reconnue dans la rue. Le Château, pendant quatre saisons au moins, fut le théâtre cathartique d’éruptions adolescentes. Le lieu, aussi, où Johnny pouvait chanter avec un inconnu tout droit sorti de nulle part – et le plus souvent de sa salle de bain. Retour plein d’émotion sur ces vedettes du petit écran qui sont reparties aussi vite qu’elles sont arrivées.

 

       5. Emma Daumas

La porte étendard d’une adolescence qui, confrontée à la catastrophe quotidienne de son épiderme, arborait des baggys couleur merde d’oie. Le bout des ceintures pendait négligemment du côté gauche, les t-shirts portaient des messages pseudo-politiques assez obscurs. Outre-manche, les Britanniques nous narguaient avec leurs Arctic Monkeys ou autres Franz Ferdinand : mais qu’importe, nous avions Emma Daumas à la Star Ac.

       4. Georges-Alain

Un type qui s’appelle Georges-Alain doit forcément être un chic type. Georges-Alain ne sait pas particulièrement bien chanter, il est plutôt laid et interroge la France d’un regard hébété. Celle-ci, paradoxalement, le prend en affection, applaudit à tout rompre lorsqu’il danse sur Paris Latino.

       3. Jean-Pascal

C’est bon, on a compris que t’étais un agitateur.

       2. Grégory Lemarchal

Une génération se constitue à partir de moments paroxystiques, de moments où l’émotion est portée dans sa plénitude et où l’attention se focalise sur un détail : c’est un coup de tête de Zidane en finale de la coupe du monde,  un discours d’investiture prononcé par Barack Obama, à Washington… C’est aussi, un soir d’automne 2004, la voix de Grégory Lemarchal, « l’ange de Chambéry », qui s’élève et vient défier Balavoine, pulvérise tout ce que l’on croyait savoir du Beau, de la vie, de la rédemption des âmes. Kamel Ouali en reste la bouche ouverte, trois gouttes de salive perlant au bout de ses lèvres.

       1. Michal

Le candidat polonais qui a attendri bien des foyers hexagonaux, de Landivisiau à Maubeuge. La mèche plaquée, enduite d’on-ne-sait-pas-trop-quelle-substance, Michal perd la finale de la troisième édition face à Elodie Frégé, qui, toute princesse qu’elle est, lui offre la moitié des gains (la conne, putain…). Michal aura beau le nier, les Français étaient alors convaincus que c’était bien lui, le voleur de l’orange du marchand. Il aurait sorti en 2007 un album intitulé All Alone With My Gueule. Un titre lourd de sens.

 

 LHT.

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