Quand l’électro s’invite au Louvre

Louvre_Museum_Wikimedia_Commons

Quand on parle d’aller écouter un bon concert d’électro, on peut affirmer de manière assez certaine que le Louvre n’est pas le premier endroit qui vient à l’esprit. Pourtant, entre ses masses de touristes américains et japonais, les selfies devant la Joconde (parce qu’en vrai sourire devant un tableau de quelqu’un qui sourit, c’est quand même pas mal, ça ferait presque comme la vache qui rit) et les escaliers qui montent, descendent, remontent et vous perdent au beau milieu de la section Mésopotamie post-moderne, se cache probablement un des meilleurs endroits de Paris pour écouter de l’électro depuis la rentrée 2014 : l’auditorium du Louvre.

 

Bon, il ne faut pas s’attendre à découvrir une nouvelle boîte de nuit pas piquée des hannetons. Comme dans tous les autres domaines, le Louvre fait les choses à sa manière. Pour ne pas choquer les chers donateurs et membres des Amis du Louvre, cette programmation électro est cinématographique.

L’idée est de présenter des projets réunissant images et musique électronique, le tout à regarder et écouter dans un des sièges très confortable de l’auditorium du Louvre, doté d’un très bon système son.

 essential.jeffmills.11.3.2011

Ce que le Louvre apporte c’est une approche différente de l’électro, pas nouvelle c’est sûr, mais qu’on a rarement la chance d’approcher. La musique et le film sont travaillés ensemble, mais pas nécessairement dans un but narratif. Elles vont plutôt s’associer pour produire un résultat assez psychédélique dont on peut pleinement profiter de son fauteuil.

 

 

Et niveau programmation, le Louvre se donne les moyens de réaliser ses ambitions.

Dimanche dernier, c’est Jeff Mills qui a ouvert le bal pour la fermeture du Festival de Cinéma d’Art avec un film dont il avait fait la musique et dans lequel il jouait. En plus d’avoir composé, encore une fois, de la très bonne techno, Jeff Mills expliquait en voix off dans le film, sa perception de la musique électronique.

 

Pour ce qui est à venir, Rubin Steiner (un des rois du nu jazz entre autres talents), va accompagner French Cowboy and the One, Egyptology  et enfin lui-même en fin d’année.

Les films durent généralement 1h ou 1h30 et les places sont moins chères qu’une place de cinéma.

Si ça ne remplace pas un concert, c’est l’occasion d’appréhender la musique électro d’une autre manière, et en plus au Louvre, sans les touristes et sans art mésopotamien.

 

http://www.louvre.fr/cycles/duos-ephemeres-rubin-steiner

 

Tristan du Puy

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