PUTS MARIE, marie-moi.

Puts Marie

Je ne publie jamais d’articles, et je me suis toujours questionnée sur l’utilité d’écrire ou de lire le report d’un concert qu’on n’avait soit pas vu, soit pas partagé avec ceux qui nous liront. Mais quand je suis sortie du Point Éphémère, je me suis surtout dit que je ne pouvais rentrer chez moi et passer à la journée de demain sans poser quelques lignes sur ce que je venais de voir, d’entendre, de vivre en fait.

Vous n’avez peut être jamais entendu parler d’eux et moi-même leur nom m’était inconnu jusqu’à ce qu’on me propose une place pour ce concert qui, parait-il, serait génial.

Ce n’était pas génial, c’était renversant, transperçant, catapultant à des kilomètres dans les airs, au-dessus des immeubles, au-dessus des nuages, au-dessus de tout ce que j’aurais pu imaginer. Ça faisait en tout cas bien longtemps que je n’étais pas sortie d’une salle dans un tel état de béatitude, nécessitant quelques clopes dans le silence et le vent frais avant de pouvoir enfin me décider à rejoindre le métro.

Je n’ai pas de platine, mais maintenant j’ai leurs deux vinyles et je pense qu’il est donc temps de me trouver de quoi les lire, les disséquer, les ruminer encore et encore sans jamais les abandonner au trou noir de ma mémoire.

Puts Marie.

Puts Marie

De manière générale, j’ai du mal à trouver les mots pour écrire. Dans ce cas, je crains fort qu’aucun ensemble de lettres mises les unes à la suite des autres ne pourrait ne serait-ce que suggérer ce que ces cinq amas de molécules vivants vous livrent l’espace d’un moment, redéfinissant vos notions du présent, sans passé ni futur, sans regrets ni promesses.

Non, je ne maîtrise pas l’art de trouver – ou d’inventer – les adjectifs prétendant évoquer les sensations fortes que la musique, jouée, regardée, peut vous procurer parfois. Mais il me semblait impossible de me coucher sans vous crier de les écouter, et de ne surtout pas louper la prochaine chance à votre tour de les vivre, dans une ville ou une autre je vous le dis, ils reviendront vite.

Camille Neyton

INFO

Leur Facebook.

Leur Bandcamp.

Et un live fou.

(En plus, leurs visus sont beaux… Masoch et Masoch II ci-dessous.)

 

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