Pourquoi il faut aller voir l’expo Brassaï

Tu as passé une affreuse Saint Valentin ? Viens donc te consoler dans les bras de Brassaï et celui de la plus belle amante Paris jusqu’au 8 mars à l’Hôtel de Ville !

Brassaï - Photographie Paris

Gyula Halász naît le 9 septembre 1899 à Brassó en Transylvanie. De sa ville natale provient d’ailleurs son pseudonyme Brassaï (Brassaï signifie « de Brassó »).

Brassaï - Photographie Paris

C’est lorsque son père, professeur de littérature française obtient un poste à Paris pour un an en 1903 que le petit Gyula, alors âgé de 4 ans, entame sa longue histoire d’amour avec la ville Lumière.

Brassaï - Photographie Paris

La première partie de l’exposition, intitulée « Le Paris de Marcel Proust » est consacrée à cette partie de sa vie. Subjugué, Brassaï s’imprègne du Paris de la Belle Epoque, de son élégance et de sa décadence. Sa rencontre avec Buffalo Bill qui avait installé son cirque au pied de la Tour Eiffel le bouleverse. Ces « images latentes » comme il les appelle le poursuivront toute sa vie et il n’aura de cesse de retrouver cette ambiance parisienne des années 1900 dans ses photos.

Brassaï - Photographie Paris

Après des études artistiques à Budapest puis un passage à Berlin, Brassaï revient à Paris en janvier 1924. Il n’en repartira jamais. Dès lors il se lie d’amitié avec l’élite artistique de l’époque. Robert Desnos, Jacques Prévert, Raymond Queneau et Picasso pour n’en citer que quelques uns deviennent ses compagnons de route dans le tourbillon nocturne parisien. Véritable noctambule, Brassaï arpente la capitale, des cabarets de Montparnasse à la Rue de Lappe en passant par Montmartre. Il en immortalise les grands bourgeois, les clochards, les prostituées, les artistes, « ceux qui appartiennent au monde du plaisir, de l’amour, du vice, du crime et de la drogue ».  La partie de l’exposition « Le Paris des années folles » présente de nombreuses photos de cette période, regroupées dans son livre Paris de nuit publié en 1932. Sont également présentées de nombreuses photos de graffitis recherchés incessamment dans les rues de Paris dans la partie « Les murs de Paris ».

Brassaï - Photographie Paris

Dans la suite de l’exposition, il poursuit son exploration de Paris, mais cette fois-ci de jour, se faisant « pillard de beautés de toutes sortes ». Il photographie des flâneurs, le Jardin du Luxembourg, de vieilles personnes, des sans-abris… Il s’essaie aussi au cinéma dans un court-métrage Tant qu’il y aura des bêtes, qui sera primé au Festival de Cannes en 1956.

Brassaï - Photographie Paris

Bref, tu l’auras compris, Brassaï immortalise la Ville Lumière dans ce qu’elle a de plus beau, de plus magique et de plus mystérieux. C’est un Paris éternel et mythique qu’il fixe sur pellicule. C’est dit, cours t’émerveiller à l’Hôtel de Ville, tes amis Keynes et Baudouin comprendront.

Brassaï - Photographie Paris - Picasso

Sources : Brochure de la Mairie de Paris Brassaï pour l’amour de Paris
Dossier du centre Pompidou sur Brassaï

Mathilde MARTIN

 

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