Passion Festival – Solidays 2015 #1

Solidays 2015

Cette année, le festival Solidays aura fêté ses 17 ans entre le 26 et le 28 juin. Musique et militantisme sont maîtres mots, les Solidays offrent l’occasion de sensibiliser, pour cette édition, 180 000 personnes présentes sur le festival tout en leur permettant de découvrir de jeunes artistes au même titre que de grosses pointures. 

De notre côté, on a vogué de concerts en concerts et on vous livre ce petit récap tout gentil ! 

 

  • Mention spéciale à…

 

Grand Blanc

Grand Blanc, c’est un peu ma madeleine de Proust. Découvert sur les 36e Transmusicales de Renne, le groupe avait sorti son épingle du jeu en s’affirmant devant près de 4 000 personnes. Un set encore neuf, une machine qui déconne, une blague pour qu’on se détende le slip, une présence déjà remarquable, qui captive.

Quelques mois après et plusieurs dates au compteur, c’est avec de nouveaux morceaux et une nouvelle configuration scénique qu’ils sont prêts à nous en mettre plein la tronche.

Ce qui est cool, c’est qu’après quelques dates ils parviennent encore à nous surprendre. Ça serait quand même vachement triste de se faire chier alors qu’ils en gardent encore pas mal sous le coude, des surprises.

Pendant un concert de Grand Blanc, on est limite victimes d’ascenseurs émotionnels plutôt sauvages. On danse sur « Samedi la Nuit », on se déchaine sur « Petites Frappes », on pleure sur « Montparnasse » ou, je sais pas, on chante sur « Nord » ou on a envie de se faire tatouer sur « L’homme Serpent ». Ça arrive. Mention spéciale au morceau dont je n’arrive jamais à me souvenir du nom mais qui parle de kebab à 4h du mat, « Bosphore » je crois… Toujours est-il que c’est une belle performance.

A noter qu’ils en ont profité pour signer en faveur d’un accès universel aux traitements contre l’hépatite C avec Médecins du Monde. Bien ouèj

 

Grand Blanc

Je l’ai piquée sur le Twitter de Médecins du Monde

 

  • J’ai vu…

 

Damian Marley

ENFIN. Baby Marley, mon envie de le voir sur scène macère depuis des années dans mon petit corps et bordel ce fut cool.

Ok, punchlines vraiment clichées : « PARIS DO YOU LIKE GANJA ?!! », « BABYLON RULES ‘EM », « PULL UUUP ». Mais enfin bon, on est un peu là pour ça.

Des reprises de son père, il y en a eu, des drapeaux rastafaris, il y en a eu, des vapeurs de joints, il y en a eu. Tous les éléments pour un bon concert de reggae en gros.

C’était vachement bien fichu, je dois avouer que j’ai cru en mon talent de chanteuse de reggae sur les morceaux que je connaissais comme « Road to Zion », « Confrontation » ou « Welcome to Jamrock », donc je peux carrément dire que ça valait le coup de se déshydrater sous 40 degrés pendant une heure.

 

Nneka

En ce qui concerne Nneka, je dois dire que j’attendais de la voir sur scène depuis aussi longtemps que Damian Marley.  Histoire d’amour à sens unique que j’ai pu extérioriser avec tout plein de monde.

Un batteur qui balançait des pêches formidables, des morceaux qui peuvent autant nous faire transpirer dans notre danse transcendantale comme  « Lucifer ( No Doubt) » ou « Camouflage » que des morceaux plus chaloupés, prenants comme « Stay ».

Gros mélanges de reggae, de soul et de chants africains, je recommande !

 

Vanupié

L’ovni. Ce mec, ça fait pas loin de 10 ans qu’il joue à Châtelet. Précisément au changement entre la 7, la 11 et les RER. A côté du photomaton. C’est cool, parce qu’il permet à cette fourmilière de métro de se calmer un coup et d’écouter de la musique.

Cette fois, il était sur scène et il n’était pas question de captiver des gens de passage car les gens présents étaient bel et bien là pour lui.

 

  • Le festival du point de vu de…

 

Hyphen Hyphen

 On peut dire que le groupe n’en n’est pas à son premier essai avec les Solidays, on parlera plutôt du troisième. Si avant ils s’éclataient sur la scène du Circus, cette année c’est au Dôme qu’ils font fasse à un public à l’écoute, réceptif et hystérique. Heure de passage pas réellement évidente, 16h, le temps de se remettre de la veille et d’enchaîner. Cela dit, le groupe n’a pas été déçu, ils insistent pas mal sur le fait que jouer en festival reste un challenge. Les artistes font fasse à un public qui n’est pas forcément présent pour eux donc toute la difficulté réside dans le fait de conquérir ce public.

Au delà de ça, le groupe a conscience que c’est un festival militant, que leur présence représente un engagement. C’est pour cette raison qu’à la suite de l’interview ils vont aussi signer avec Médecins du Monde ! Même s’ils reconnaissent qu’une partie du rôle de l’artiste permet de se positionner pour des causes, ils ne s’imposent pas comme des « artistes engagés ». En gros, tant qu’ils réussissent à partager leurs émotions par la musique, tout est OK.

 

Et puisqu’il faut globalement une conclusion : soyons free du slip mais de façon protégée les enfants !

 

Maywenn Vernet

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