Passion Festival – Cabourg, mon Amour 2015

Cabourg, mon Amour

Cabourg, mon Amour. Le festival qui te permettra de savoir placer Cabourg, Dive et Houlgate sur une carte. Le festival qui t’obligera à faire face aux humeurs schizo du temps normand. Ou encore, et non des moindres, le festival qui te permettra de te dandiner les pieds dans le sable face à la mer, à la Manche, FACE A LA MANCHE. Et ça, c’est quand même une belle performance.

 

Du 24 au 26 juillet, que ce soit la plage ou le Casino, tout est réquisitionné afin d’envoyer du pâté pendant 3 jours.

Pour cette 3e édition, qui compte un peu plus de 2 000 festivaliers, le jeune festival nous a concocté un line-up franchement beau. Je retiendrais mes coups de coeurs de toujours Agua Roja, Grand Blanc, Iñigo Montoya!, Isaac Delusion. Mais aussi des découvertes live comme Bambounou, Curtis Harding et Torb. Cabourg, mon Amour, c’est un mélange de découvertes, de surprises et de sables dans les pompes.

Au delà des lives, on peut tomber sur quelques stands pas mal, comme le fameux concept store Noir Gaazol. Véritable caverne d’Ali Baba d’objets plus ou moins utiles et relativement chers. Je dis ça, mais leurs lunettes façon kaléidoscope de guédro m’auraient tellement ravie… Sur la plage, on peut voguer de vinyles en CDs sur le stand de Balades Sonores. Autre chose vachement pas mal, si d’un coup, sans prévenir, notre estomac décidait d’avoir la dalle, il y avait de quoi se restaurer sur place avec Le Réfectoire, Le Fils du Pôvre ou encore Les Niçois. Et bien sûr, afin de ravir nos envies de spiritueux, il était possible de  s’abreuver aux deux bars situés intelligemment sur la plage et au niveau de la scène de la Dune.

 

VENDREDI 24 JUILLET – JOUR 1

Ouverture de la scène de la Dune avec Burning Peacocks, l’expression “commencer en douceur” prend ici tout son sens. C’était doux, venteux, et tout en marinières.

Burning Peacocks

© Yéléna Martins

 

Plus tard, c’est au tour de Grand Blanc de s’imposer sur la Dune. L’une des dernières dates de la tournée, on s’attend à ce que ça soit du lourd. Si au début du concert les festivaliers n’osaient pas tâter de plus près les bonnes ondes envoyées, c’est au fur et à mesure qu’on se retrouve à partager un moment d’écoute de danse, d’effervescence musicale. On a eu le plaisir de découvrir un nouveau morceau, “Enfants Terribles”, fidèle à l’univers du groupe, balancé au bon moment du set. Point de déception. Quelques gaffes, une corde pétée, mais ça fait partie du jeu, une blague pour rattraper le tout et tout le monde est content. J’ai toujours ce problème avec un morceau qui parle de kebab à 4h du mat parce que je ne me souviens jamais du titre… “Bosphore” je crois. Fin du set avec “Samedi la Nuit” et là, tout le monde danse. Bravo les gars. De nouveaux titres pour un album à paraître début 2016, on a hâte !

Grand Blanc

© Yéléna Martins

La nuit est tombée sur Cabourg et c’est au tour d’Isaac Delusion de foutre un beau bordel. Grosse foule, morceaux tant aimés comme “Children of the Night” ou “Pandora’s Box” Tout le monde est là, on profite avant d’enchaîner avec Torb. Grosse découverte pour ma part, qui aura chauffée tout le monde avant de rejoindre l’aftershow au Casino.

Isaac Delusion

© Yéléna Martins

C’est sous des trombes d’eau qu’on rejoint l’aftershow, Y@NOSH puis Anthony Naples sont déterminés à nous faire bouger. Pari gagné.

 

SAMEDI 25 JUILLET – JOUR 2

Étant donné que le site en a pris un coup pendant la nuit à cause des vents et marées bien trop déchaînés, c’est un peu plus tard qu’Iñigo Montoya! monte sur scène pour l’ouverture de ce deuxième jour. Petite bourde vite rattrapée, les vigiles n’ont donné accès à la scène qu’après le début du premier morceau, “Miss Landingham”. Du coup, ça ne doit pas être tellement rassurant de commencer son set devant les copains et le staff. Toutefois, et comme je suis absolument impartiale, le groupe a réussi à rassembler du monde et à plaire. “Je t’attends je saigne, je t’attends je rêve”, toujours.

Inigo Montoya

©Yéléna Martins

C’est au tour d’Agua Roja de montrer à Cabourg de quoi ils sont capables. Dès le premier morceau, “The Motion”, on comprend rapidement que le public est OK avec ce groupe. Plus le concert avance, plus la foule se fait dense. Ayant eu l’occasion de les voir auparavant, je tiens à souligner l’évolution du jeu de scène de November, plus sauvage et à l’aise. Belle prestation les babies.

Agua Roja

©Yéléna Martins

 

Pas de report sur le troisième jour car nous n’étions plus sur place après ces deux jours intenses et parfaits. Un grand bravo à l’équipe du festival pour son accueil et son organisation ! On attend avec impatience la prochaine édition…

 

VIVE LES BUBULLES

 

Maywenn Vernet

 

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