Monchichi, au croisement des identités

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Le succès d’Honji Wang et Sébastien Ramirez a dépassé les frontières françaises depuis bien longtemps : après une tournée mondiale avec leur duo Monchichi, ils ont réalisé les chorégraphies de la tournée de Madonna, tout en se consacrant à leurs recherches personnelles. Des allers-retours qui caractérisent bien, semble-t-il, l’éthique que s’est construite le couple au travers du temps : la recherche du partage, de l’échange, d’une rencontre avec le public et entre eux qui semblent se redécouvrir chaque soir tout en affichant une évidente complicité.

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Monchichi, c’est la rencontre entre le ballet et le hip-hop, entre la Corée et l’Allemagne pour Honji, entre l’Espagne et la France pour Sébastien, entre Honji et Sébastien qui sont au croisement des disciplines et des cultures, qui le revendiquent, et font une force de ce langage du corps qui leur permet de s’adresser l’un à l’autre en passant le trouble langagier. En avant et en arrière, par terre, debout, en porté ou poussés, ils réinventent leur couple à chaque pas dans une étonnante fluidité, avec une complicité et une bonne humeur touchantes.

Le spectacle passé pour quatre – trop courtes – représentations au Théâtre du Rond-Point dans le cadre de la programmation hors-les-murs du Théâtre de la Ville, s’impose comme un éloge de la rencontre d’une générosité certaine. Les passages de texte sont simples et pleins d’humour; on ne boude pas son plaisir et on s’offre à eux comme ils s’offrent à nous.

Bertrand Brie

Le duo Wang-Ramirez repassera à La Villette avec Everyness du 19 au 22 avril, et au Kremlin-Bicêtre avec Monchichi le 24 avril. Au Théâtre du Rond-Point, nous vous conseillons Dépaysement d’Ascanio Celestini qui joue en ce moment, et Interview de Nicolas Truong.

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