Le Festival Chorus en Interview – Radio Elvis

Radio Elvis

Le festival Chorus est particulier. Parce qu’il a lieu, entre autre, au cœur de la Défense. Et que les concerts programmés midi, après-midi et soir résonnent entre les tours au design froid et imposant du quartier d’affaires.
A 10h30, rencontre avec Colin, Manu et Pierre de Radio Elvis, ice tea à la main, quelques dizaines de minutes avant leur concert.

 

Vous vous sentez comment à cette heure-ci, avant votre concert ?

Fatigués ! Il est tôt, on n’a pas l’habitude de jouer à des horaires comme ça ! Surtout qu’en ce moment on enchaîne les concerts.

 

Vous avez d’autres dates prévues dans les jours qui viennent ?

On a un mois d’avril chargé. On passe le 7 avril au Café de la Danse, avec We are Match [ndlr – l’Artichaut y sera pour jardiner].

 

Tout comme We are Match, vous avez participé au concours des Inrocks Lab. Vous c’était pour l’édition 2014, qu’est-ce que cela vous a apporté ?

Les Inrocks Lab ont été un vrai tremplin médiatique. On faisait déjà des concerts avant mais c’est vrai que ça nous a apporté pas mal de public. Ça nous a aussi permis d’être reconnus auprès des professionnels

 

Avec We are Match, vous avez l’impression d’appartenir à une même génération, un nouveau souffle de la scène française ?

Notre musique est très différente de celle de We are Match, mais sur l’image on se ressemble pas mal. Et puis on a à peu près le même âge, le même parcours

 

On vous compare souvent à Noir Désir, Bashung ou Dominique A, vous revendiquez ces influences ? Vous en avez d’autres ?

On en a plein, pas juste Noir Désir ! On avait envie de faire de la musique ensemble, de dire des choses.
Forcément, Bashung, Dominique A, Noir Désir, c’est des références qu’on porte, mais on pourrait en dire autant de la plupart des groupes qui chantent en français ! Nous rattacher à eux c’est une manière de nous présenter. Les gens se réfèrent à ce qu’ils connaissent déjà.
On se réclamerait plus d’Arcade Fire par exemple, d’influences anglo-saxones.

 

Votre EP a des allures un peu apocalyptiques et sombres je trouve, c’est votre vision du monde ?

Moi je le trouve pas sombre, je dirais qu’il est plutôt mélancolique mais joyeux. Quand on parle de mélancolie on parle de la lumière. J’ai l’impression qu’on porte une mélancolie lumineuse. On est à la recherche d’intensité dans ce qu’on fait.

 

Vos clips sont marqués par une esthétique très sobre, minimaliste

Oui, on aime bien les choses un peu épurées. Avec La Traversée, on voulait faire ce clip comme un bras d’honneur, un anti-clip, quelque chose un peu à part. On a fait un genre de remake de la vidéo où Warhol mange un hamburger. [ndlr – Dans le clip de Radio Elvis, le chanteur Pierre boit nonchalamment un coca face à la caméra] On réfléchit sur la création, l’art.. mais pas ce qui est autour. On veut exprimer des choses intimes, ça fait partie du projet.

 

Juliette Paraponaris

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