Le Festival Chorus en Interview – Isaac Delusion

Isaac Delusion c’est un projet qui commence sous l’impulsion de deux types : Jules Paco et Loïc Fleury. Quelques année plus tard, ils sont rejoint par d’autres musiciens : Nicolas et Bastien. Ils savent nous en mettre plein la tronche, gros coup d’amour pour « Pandora’s Box« . Un morceau qui se rêve et se gigote ! 

 

Vous vous sentez comment après votre concert?

Jules – C’était cool !

Loïc – Un peu crevés parce qu’on a donné beaucoup d’énergie mais on est quand même hyper contents !

 

C’est la première fois que vous jouez au Chorus?

Jules – Chorus, c’est la première fois ouais.

 

Du coup, vous pensez quoi du format du festival, assez étendu dans le temps et avec plein de lieux?

Jules – C’est intéressant pour le développement de la culture, des concerts, de la musique actuelle, aussi bien au niveau du département qu’au niveau national. C’est important de diversifier comme ça les formats.

 

Du coup, si vous voulez bien, on va juste faire un petit récap’ de votre histoire et de comment le groupe est né, etc.

Loïc – Le groupe est né en 2010-2011. En gros, on avait un projet avec Jules, on avait tous les deux des univers musicaux assez différents: lui il était plus dans le hip hop, l’électro, moi j’avais un projet musique folk. Et lui faisait un peu de vidéo aussi, on faisait pas du tout de musique ensemble et on a décidé un jour …

Jules – Un beau jour de printemps … savoureux

Loïc – … d’essayer de produire quelque chose et ça a marché et on a continué parce que les gens ont kiffé et plus c’est allé et plus on a continué. Après, on a décidé de rajouter un peu de scéno’ et de rajouter un côté live un peu plus puissant et expressif et donc on s’est entourés de musiciens supplémentaires qui font partie intégrante du projet, c’est Nicolas et Bastien.

Nicolas et Bastien – (rires)

Loïc – Et voilà, on a fini comme un vrai groupe à l’heure d’aujourd’hui.

 

Et le nom, d’où ça vient?

Loïc – Alors le nom, on aime bien rester assez mystérieux mais ça vient en fait d’un satellite qui un jour a perdu sa trajectoire et on l’a appelé Isaac Delusion parce le satellite s’appelait Isaac et en fait, Delusion c’est un terme de perte d’illusion, de folie des grandeurs et c’était donc par rapport à ce satellite qui a perdu sa trajectoire.

 

Du coup, tu parlais de la scène, c’est vous qui faites les vidéos-set qui passent derrière?

Loïc – Non non, c’est Mathéo, c’est lui qui fait les vidéos. Il est un peu bizarre mais …

Jules – Il fait des ombres chinoises aussi.

Loïc – il fait des vidéos pour nous donc il est gentil.

 

J’ai trouvé ça vraiment impressionnant, ça fait vraiment une performance globale. Du coup, tu fais comment pour sélectionner des vidéos qui collent avec la musique?

Jules – Bah il prend des images d’archives quoi.

Mathéo – Je pense qu’Isaac tu vois c’est un concept, c’est un satellite. Tu gravites jamais autour d’un centre et je pense que la force d’Isaac c’est justement de ramener des pièces essentielles qui forment un projet. Tu vois, c’est un ensemble, ils ont commencé à deux, puis ils étaient trois, quatre. Maintenant, on est neuf: il y a deux ingé son, une liveuse, un tour manager.

 

Mais toi tu les sors d’où les vidéos?

Mathéo – Bah moi ça sort de mon cerveau, de mon imaginaire, de ce que provoque la musique.

Isaac Delusion

Est-ce que vous avez des liens revendiqués ou pas avec L’Impératrice?

Loïc – Oui, on le revendique vachement parce qu’en fait, on a aussi notre côté féministe, féminin. L’Impératrice c’est surtout des homosexuels …

Jules – (rires)

Loïc – … et nous on assume vachement ça. C’est quand même très courageux de leur part et du coup ça nous influence un peu dans la manière de nous comporter entre nous, il y a des rapports un peu plus humains, on se caresse des choses comme ça. Après, ça reste toutes proportions gardées mais on a beaucoup de respect pour ces gens.

Jules – Ils sont sympas.

Loïc – Ils sont vachement sympas.

 

Et musicalement, ça donne quoi du coup?

Loïc – Musicalement, ils font de la super musique, c’est des musiciens qui sont très brillants, il y a rien à dire dessus, chapeau quoi, chapeau l’artiste !

Jules – Non, c’est la famille en vrai.

 

Et c’est quoi sinon vos liens avec d’autres groupes français du moment?

Jules – Bah, il y en a toujours eu, on s’est toujours intéressés les uns aux autres. On a travaillé avec Fakear par exemple.

Loïc – C’est dur de dire ça parce qu’en fait il se passe plein de trucs hyper différents sur la scène française et il y a pas forcément un style. Du coup, on a des coups de coeur par-ci par-là de styles différents et de musiques différentes. Après, je pense que ce qui est intéressant c’est qu’on a pas vraiment d’équivalent en termes de musicalité, du coup tu vois on est sur un créneau où il y a pas grand monde donc on peut pas vraiment s’identifier ou créer de liens avec un groupe qui nous ressemble un peu. On s’identifie à des trucs plutôt différents, plus électro ou plus rock. Par exemple, ce soir, moi MOODOÏD ça m’a vachement plu mais c’est encore un autre univers. C’est assez riche donc on pioche un peu partout.

 

J’ai traîné sur votre soundcloud et j’ai vu qu’il y avait deux-trois covers, c’est un truc que vous faites juste pour vous amuser?

Loïc – Alors les covers c’est moi qui les fait, c’est juste des morceaux qui m’ont inspirés tout simplement tu vois. En fait, je suis très fan du côté folk, il y a des trucs qui me plaisent vachement, je suis très fan d’Elliot Smith, de Lou Reed. La reprise que j’ai faite de Take a Walk on The Wild Side, c’est pareil, c’est quelque chose d’assez simple. J’aime bien réinterpréter avec l’esprit d’Isaac Delusion. On fait beaucoup de remix aussi, par contre les remix on les fait tous ensemble, c’est pas un truc personnel contrairement aux covers. On a fait un remix de Frànçois & The Atlas Mountains, on essaie de se diversifier le plus possible.

 

Et justement, l’esprit d’Isaac Delusion, c’est un esprit en apesanteur ou il y a autre chose? Parce que c’est comme ça qu’on vous présente souvent: le groupe hyper perché et spatial

Jules – Oui, il y a un peu la volonté de faire quelque chose de planant depuis le début. C’était un des directions premières du projet, tout de suite on était d’accord là-dessus même si on venait d’univers vraiment différents comme Loïc l’a dit tout à l’heure. On se rejoignait sur ce côté un peu éthéré et en même temps avec des rythmiques, un mélange de quelque chose d’aérien et d’un peu groovy. C’est vrai que ça fait partie du projet.

 

Big big up à Cracki Records et Antoine Bigo Aka. Qosmonaut

Juliette Paraponaris et Carolines Magnan

Album sorti en Juin 2014

Site officiel

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