Le Festival Chorus en Interview – Feu! Chatterton

Feu! Chatterton

Le Festival Chorus, qui se tenait du 27 mars au 05 avril dans les Hauts-de-Seine, ne pouvait pas se passer de la présence de L’Artichaut – si. C’est donc pour ça que nous étions surchauds au village de la Défense pour boire des coups et assister à des concerts gratos recueillir un max d’infos sur les découvertes que nous proposait ce festoche, somme toute très agréable.

On commence cette semaine marathon avec Feu! Chatterton, 5 mecs tout sympas : Arthur (chant), Sébastien (guitare, clavier), Clément (guitare, clavier), Antoine (basse) et Raphaël (batterie) avec qui je n’ai eu que, TRÈS EXACTEMENT, 11 :38min pour les faire chier un coup. Enjoy petit enjoyeur

 

C’est parti pour la question qu’on n’a surement pas dû vous poser parce qu’elle est bien trop stylée : vous avez donc gagné le prix Chorus l’année dernière, vous revenez cette année sur la grande et belle scène du festival. Vous le sentez comment ? Vous connaissez les groupes qui vont se foutre sur la tronche [avec amour] cette année ?

 

Sébastien – On les connait pas beaucoup mais ce qui est sûr c’est qu’on n’arrive pas en mode « gros papas »

Arthur – C’est même le contraire !

Raphael – On est plutôt petits

Sébastien – Regarde on n’est pas marqués sur l’affiche, on est petits !

Arthur – L’année dernière on était sur la petite scène de droite

Clément – La grande elle nous paraissait immense !

Sébastien – Et même les groupes qui sont sélectionnés sont déjà assez connus en fait. On va jouer avec Ropoporose je sais plus trop où

Raphael – On n’est pas plus avancés qu’eux

Arthur – Ce qui est drôle c’est qu’il y a un an, quand on est arrivés, on se sentait petits sur la petite scène et maintenant, on se sent toujours petits mais sur la grande scène. Du coup, y’a pas trop l’occasion de prendre la grosse tête, non mais regarde – (rires)- y’a Shaka Ponk, Rone, La Roux c’est mortel, t’as Joey Star qui va venir jouer donc non non, on n’a aucune raison de flamber

 

Y’a justement des concerts qui vous font plus envie que d’autres ?

 

Sébastien – Je sais pas ce soir y’a Ayo et Charlie Winston

Arthur – Moi j’ai beaucoup aimé le premier album de La Roux qui va passer le weekend prochain je crois

Sébastien – Après faudrait qu’on ait des invit’, t’en as toi ? (rires)

 

On va tenter ça avec les pass média, au top !

Sébastien  – Voilà !

 

Sinon, on vous assimile à la relève de la scène francophone, vous trouvez ça pertinent ? Comment vous appréhendez ce rôle ?

Sébastien– Je pense qu’on est assez contents de faire partie de cette scène, après on a peut-être un peu de la chance parce qu’il doit y avoir des scènes, où y’a 10 ans où encore pas mal de monde chantait encore en anglais, où les groupes qui chantaient en français étaient moins visibles et là on fait partie de plein de groupes qui chantent en français et qu’on ne connaissait pas du tout avant de pouvoir jouer dans des festivals et faire des dates. C’était pas nos potes à l’origine, ça l’est devenu maintenant parce qu’on tourne avec eux, comme Radio Elvis, Grand Blanc. C’est des groupes avec lesquels on partage pas mal de soirées du coup c’est hyper cool. On se démarque dans le sens où chaque groupe fait des choses assez différentes et ce qui les relie c’est le fait de chanter en français. Je pense qu’on est influencés par les groupes qu’on a écoutés récemment et les anciens : Bashung, Gainsbourg…

Arthur – On s’est pas dit qu’on allait faire, tu vois La Malinche tu peux trouver qu’elle sonne post-punk ou pas du tout. Nous on s’est pas demandé comment ça sonnait. Je pense le seul point commun avec tous les jeunes groupes français, qu’on aime d’ailleurs et qu’on écoute, c’est de se dire ok on chante en français mais ça ne nous interdit rien musicalement. Et peut-être qu’avant y’avait une pudeur, ce truc d’être imprégné de musique anglo-saxonne alors qu’en français on se pose même pas la question et puis c’est tout

 

 

Par rapport à cette liberté, vous n’êtes pas signés encore, non ?

Arthur – On vient de signer !  Chez Barclay et on est toujours en édition chez Sony. On reste maîtres sur la création artistique en gros

Raphaël – On a gardé le même réalisateur que lorsqu’on était encore en indé, tout l’enregistrement studio a été fait avec le réalisateur et c’est lui qui gère avec nous la dimension musicale, artistique

Sébastien – Après ce qui n’est pas très clair c’est qu’à mon avis sur internet tu vois qu’on est signés en édition chez Sony mais qu’on est indépendants alors qu’on vient de signer en production

Clément – On a signé la semaine juste avant de partir en studio, ce qui était cool parce qu’en fait on avait déjà réservé le studio où on allait enregistrer l’album – on revient justement d’enregistrement là, on est revenus y’a deux jours – et on avait déjà l’ingénieur du son  comme disait Raph, donc en fait le premier album c’est vraiment nous qui avons tout organisé et puis on a signé à la dernière minute ce qui nous a permis d’avoir assez d’argent pour le produire !

 

Il est idéalement prévu pour quand cet album du coup ?

Arthur – Si tout se passe bien septembre ! Là on est en train de bosser dessus, on était en Suède parce qu’il y a un super studio avec une superbe console d’enregistrement

Raphaël – Alors qu’à Paris ça couterait deux à trois fois plus cher

Sébastien – En fait ça fait vachement, on se la raconte quand on a signé on est allés en Suède et tout, mais en vrai là-bas ça coûte beaucoup moins cher et y’a du meilleur matériel !

Raphaël – Et surtout ça nous permet d’être loin de Paris et de se mettre dans une sorte de bulle

Arthur – Faut profiter ! Mais on se flagelle, on est français c’est pour ça. Faut profiter, on est allés en Suède, c’est juste parce qu’on voulait pas être à Paris pour enregistrer parce qu’on vient de Paris, tu vois, faut sortir de son quotidien pour pouvoir rester dans un truc un peu créatif. Et puis y’a encore beaucoup de boulot à faire pour finir cet album et on espère qu’on sera dans les temps pour septembre. Le reste on va le faire ici, ou non on va aller à « L.A » (rires)

 

Et dans ce qu’il y a à terminer tu comprends la compo et l’écriture ? Vous appréhendez ce processus de quelle manière ? Une écriture hyper concrète, imaginaire, les deux ?

Arthur – Dans le texte souvent, le point d’ancrage de départ c’est une anecdote, un évènement du quotidien, un fait divers, une histoire d’amour. Et puis au fil de l’écriture, de l’histoire qui se construit, de la musique aussi, ça devient fantasmé. Et parfois, c’est soit l’un, soit l’autre. Y’a certaines chansons dans le disque qui sont inspirées directement de la composition. Comment dire… Une instru qui va inspirer quelque chose de complètement imaginé, l’histoire d’ un serial killer par exemple

 

Putain l’itw touche à sa fin donc je suis censée trouver des questions pertinentes et catchy… Des anecdotes de tournées ? *smile* *smile*

Sébastien – Alors tu vas trouver ça un peu nul, mais en fait on a pété une corde une fois…

 

Ok j’arrête définitivement avec cette question cimer !

Raphaël – Non mais c’est marrant parce que puisque c’était filmé il a dû faire du air guitar pendant tout le truc

Sébastien – Parce qu’on n’avait pas de guitare de rechange, on venait de perdre la guitare de rechange dans une autre ville

Clément – Comment ça on n’a pas de guitares de rechange ?

Sébastien – Mais si elles sont là normalement. Bref, on devait aller à la Cigale pour le festival des Inrocks et le jour même on perd la guitare et on est en panique

 

Avant que je ne me fasse sauvagement virer, les habitudes de sorties de Feu! Chatterton + recommandations ?

Antoine – Chez moi j’ai de la bonne musique (rires)

Clément – Je sais pas, des salles comme le Point FMR, classique mais cool

Sébastien – Ca dépend ce que tu veux, mais moi pour pas payer les concerts j’aime bien L’International (rires) Avant j’avais pas d’argent (rires)

Après je sais pas, si tu veux te casser les oreilles avec du métal bizarre ou du jazz bizarre La Miroiterie

 

C’est fermé depuis un moment La Miroiterie, ou je me goure mais ça m’étonnerait ?

Sébastien – Ah bon ?! J’y suis allé y’a 6 mois

Arthur – Ouais mais y’a 6 mois, c’est fini là

Clément – C’est dommage !

Feu! Chatterton

Brève interview mais cool interview. Le live donné par le groupe le soir même compte parmi les prestations que je retiendrai de ce festival. Noir de monde, des mecs qui gardent un public en alerte du début, à la fin. On dit oui.

En attendant STAY TUNED on en a encore sous le coude pour oit !

Si tu veux aller dépenser tes argents pour les voir en concert, c’est ICIclique – ICI

 

Maywenn Vernet

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