Interview tribale avec Iñigo Montoya

Iñigo Montoya

Ce n’est pas la première fois qu’on vous en parle, Iñigo Montoya!, groupe que l’on affectionne pas mal par ici, fait encore parler de lui. A l’occasion de leur release party au Monseigneur, le 12 mai dernier, j’en ai profité pour tirer les vers du nez de Pierre (chant) et d’Adrien (basse), en douceur. Sans la compagnie de Quentin (guitare) et de Louis (batterie), on parle extraterrestres, poulpes et musique un peu aussi.

Enjoy petit enjoyeur

 

Chez L’Artichaut on connait et encensons chaque jour Iñigo Montoya! parce qu’on a que ça à foutre, mais pour ceux qui ne vous connaissent pas, petite présentation rapide messieurs !

Adrien – Je crois que la genèse, pour la faire très longue… J’ai rencontré Pierre et Fred, qui joue après nous là ce soir en tant que Neue Grafik, à l’époque où moi je bossais dans un studio d’enregistrement. Ils avaient encore un autre groupe en plus de Mungo Park qui était venu enregistrer. L’enregistrement c’est pas bien passé du tout, enfin… pas très bien passé et à cette époque Pierre avait donc Mungo Park qu’il faisait avec Quentin, c’était juste un projet de chambre qui existait pas du tout. Du coup on a gardé contact, malgré le fait que cet enregistrement ne s’était pas bien passé, ils m’ont envoyé des trucs de Mungo Park et j’ai trouvé ça trop cool… Je sais plus trop exactement comment ça s’était passé mais Fred s’est retrouvé dans Mungo Park…

Pierre – En fait ouais, avec Quentin on a monté Mungo Park, Fred nous a rejoint, ensuite Vincent et Ferdinand en live à la basse et à la batterie. Puis Adrien est venu un peu comme notre mentor, en tant qu’ingé son, c’était un peu notre cinquième homme quoi

Adrien – Ouais à l’époque je bossais pour Third Side en fait et on avait lancé le truc du Podium avec La Femme tout ça et au final Mungo Park s’est retrouvé sur le Podium avec deux titres dessus et… Pour la faire plus courte, le groupe s’est terminé, Fred est parti faire des trucs électroniques, nous on a voulu continuer et faire pas exactement ce que faisait Mungo Park mais essayer d’aller plus loin. Je pense pendant deux ans, voire trois, on a un peu passé du temps à bidouiller chez nous, en studio, pour trouver un peu la formule qui nous plaisait

 

Mais est-ce que ce process, pour arriver à Iñigo, s’inscrit dans une volonté de donner suite à Mungo Park ou au contraire de dézinguer totalement le truc et proposer quelque chose qui se démarque de ce que vous faisiez ?

Pierre – En fait à un moment, on était justement en période de réflexion, on aimait de plus en plus la musique électronique et donc on avait tendance à changer de style musical

Adrien – Puis y’avait ça et le fait que Mungo Park soit en anglais et qu’on voulait passer au français

Pierre –  Et finalement Fred est parti, les autres membres pour le live aussi, ce qui fait qu’Adrien nous avait rejoint entre temps comme musicien à ce moment-là et Louis nous a ensuite rejoint pour la scène. Donc à la fin, on se rendait compte qu’on faisait une musique un peu différente, on avait plus que les deux membres originaux alors on s’est dit autant recommencer à zéro avec un nouveau projet qui sera Iñigo Montoya! C’est dans la continuité de Mungo Park mais c’est quand même très différent, c’est pour ça qu’on a choisi de changer de nom aussi, pour marquer cette différence

 

Pourtant vous reprenez d’anciens titres de Mungo Park sur scène, pas prêts à couper le cordon totalement en fait ?

Pierre – En fait on avait enregistré un EP avec plusieurs titres qui n’est jamais sorti, parce que justement ça se passait pas très bien et c’est pour ça qu’on a choisi de dire allez on change tout et on refait les choses bien sans faire les erreurs qu’on a pu faire par le passé. De cet EP qu’on a enregistré, qui a cette époque était sous le nom de Mungo Park mais qui était déjà dans cette nouvelle optique de changer un peu de musique

Adrien – Enfin ça a jamais été vraiment une sortie officielle ce truc

Pierre – C’est jamais sorti mais de cet EP on a tiré « Diplodocus Rex », « HIBAG » et « Bateau Pirate »

 

« Bateau Pirate » n’est pas sur votre Soundcloud d’ailleurs !

Pierre – Non il est pas encore sorti, on a un enregistrement mais…

Adrien – En 2018 ! (rires)

Pierre – Ça sortira un jour mais pas de suite parce qu’après sortir un disque ça prend beaucoup de temps et là déjà on aura 4 titres plus un titre « Après le Serpent » qui sera en clair et on a en plus la reprise des ghettos qui est enregistrée et qui est sortie. Ça fait déjà 6 morceaux en écoute, c’est déjà une bonne base !

Adrien – Bien plus que Grand Blanc ! (rires)

Iñigo Montoya

Adrien, Quentin, Louis, Pierre

Par rapport à toi Adrien, pendant les interviews que j’ai faites avec tes copains, je pense à Grand Blanc, Agua Roja, Caandides ou les Blind Digital Citizen, j’ai pas mal entendu parler de toi mais en tant que producteur. Du coup, ça change quoi pour toi de ne plus être « l’homme de l’ombre » avec Iñigo ?

Adrien – Concrètement ça change pas grand-chose…

Pierre – Sauf qu’on est moins chiants !

 

Ça fait d’Iñigo un projet spécial pour toi ?

Adrien – Bah on se connait depuis très longtemps, du coup j’ai un peu plus de recul par rapport au projet mais en vrai ça change pas forcément de jouer avec un groupe… Enfin t’es plus investi dans plein de choses parce qu’un groupe c’est pas forcément être qu’en studio ou de jouer. C’est aussi plein d’autres trucs en même temps. Et c’est juste qu’effectivement mon métier c’est d’être producteur et j’appartiens au groupe. Après de mon expérience genre quand on fait un morceau, je peux avoir une vision plus large parce que je bosse dans la musique donc je pense direct à un truc de sortie, un truc de clip… J’ai un peu la vision de toutes les prochaines étapes qui vont arriver et comment faire ça du mieux possible

 

Vous me dites si je dis des conneries mais j’ai lu que certains d’entre vous se seraient rencontrés pendant un voyage en Afrique, marrant

Adrien – L’histoire de l’Afrique en fait c’est un énorme mytho, ça vient d’une fausse bio

Pierre – Qui datait de Mungo Park en fait ! Parce que Mungo Park c’était le premier explorateur qui a découvert le fleuve Niger

Adrien – Sauf qu’en fait c’est une fausse bio où les inspirations du groupe sont des trucs qui n’existent pas

Pierre – On s’était amusés à inventer des noms de groupes

 

Vous me parliez de rupture, ça se réfère directement à ce passage au français non ? Parce que justement la dernière fois que je vous ai vu sur scène, au Petit Bain pour la carte blanche des Blind, on ressentait une sorte de flottement quand tu revenais à l’anglais étant donné que t’as des textes vraiment crus je dirais, on se sent directement impliqué, acteur de ce que tu racontes

Pierre – Ça change tout, c’est un processus très long parce que d’abord y’a eu le changement musical. On a été vers quelque chose de plus électronique, on joue avec des boucles, mais on voulait quand même garder quelque chose de joué donc c’est pour ça qu’il y a Louis à la batterie, qu’on a toujours une guitare et une basse. Et le processus de passer du français à l’anglais

Adrien – C’est plutôt l’inverse non ? De l’anglais au français (rires)

Pierre – Ouais, on voulait mélanger un peu les deux et puis en octobre dernier on a décidé de passer certains morceaux vraiment en français. De se dire, bon en fait on aime ce qu’on fait en français donc amusons nous juste en français. Après est-ce que ça change ? Moi personnellement c’est surtout en live, en tant que chanteur j’ai l’impression de m’adresser plus au public que quand j’étais en anglais. Au fond tu sais très bien que les gens comprennent rien avec le son en concert c’est du yaourt pour eux. Alors que là, t’as vraiment l’impression de leur raconter une histoire

 

Tu leur racontes une histoire mais c’est un peu martial, sauvage ? J’ai l’impression qu’Iñigo c’est un groupe un peu sauvage ouais, au niveau de la façon dont vous composez vos morceaux avec les samples de voix qui s’ajoutent, ça forme un tout 

Pierre – On a tous des cultures musicales assez différentes et toutes assez hétéroclites…

Adrien – Après pour le côté sauvage des paroles et cru, c’est plus ce que Pierre a besoin de sortir

Pierre – Les paroles c’est Quentin et moi et on a chacun une manière différente d’écrire. Après c’est cru mais je pense pas que ça soit finalement si… C’est pas salace non plus

 

Par cru je pense plutôt à une urgence d’exprimer ce que tu ressens, quelque chose de brut de décoffrage en gros

Pierre – Ouais mais ça c’est très lié au chant aussi, c’est-à-dire que l’impératif, par exemple, c’est quelque chose qui marche beaucoup plus pour scander quelque chose, pour le balancer à la gueule du public. Ça marche beaucoup plus d’utiliser l’impératif que de dire nous ninninnin enfin c’est ça quoi

Adrien – On fera un morceau au passé-simple bientôt !

Pierre – C’est ça !

 

Oh oui, un truc un peu soutenu parce que parfois je me sens agressée quand même (rires)

Gabriel (ZEUGL) – Iñigo ça pue la merde ! (rires) [ndlr – salutation furtive et chaleureuse du tout doux Gabriel !]

Pierre – Ça c’est quelque chose que les gens ressentent pas forcément parce qu’ils nous connaissent pas, parce que justement tout n’est pas évident à la première écoute mais y’a énormément d’autodérision et de second degré. Dans « Nuit Blanche » quand y’a « nuit blanche, mon amour est une perte de temps. Mon amour pète plus haut que son cul et son cul est inexistant. Sauf quand je le bourg avec ma » et on censure, c’est plus pour se marrer ! Et aussi pour jouer sur le côté un peu pathétique de la passion amoureuse ou derrière le mec chie sur une personne alors qu’il va lui crier « ne m’oublie pas ». Mais au fond c’est juste le côté dérisoire de la relation amoureuse

Adrien – Et des relations humaines en général

 

Mis à part votre univers musical, on peut s’arrêter sur votre univers visuel élaboré par ZEUGL. Comment ça s’est construit ?

Adrien – C’est genre ultra simple, on se sent vraiment pas l’âme de rocks stars donc on s’est dit il faut quelque chose pour compenser visuellement sur scène. Et on s’est dit bah tiens si on piquait les mecs qui bossent avec les Caandides parce que c’est bien ce qu’ils font ! On leur a laissé pas mal de liberté, autant être complètement cohérents. C’est pour ça qu’ils ont fait nos pochettes, nos photos de presse, le clip d’ « Après le Serpent ». En gros l’idée c’est de leur laisser le plus possible la main sur tous les trucs visuels et ils ont carrément pigé le délire

Pierre – On leur fait confiance et je crois qu’ils apprécient d’avoir cette liberté justement

Adrien – En gros à chaque fois on leur dit, par exemple quand on demande une pochette ou pour le clip « Après le Serpent » bah faites un clip et on verra

 

Vous avez eu quels genres de retours par rapport au clip « Après le Serpent » d’ailleurs ?

Adrien – Plutôt bons ! Mis à part quelques âmes prudes qui n’ont pas aimé les passages avec les chattes mais sinon ça va (rires)

Comment ça se fait que le clip pour « Joie » ne soit pas signé par ZEUGL ?

Pierre – Question de temps, ils avaient trop de demandes de clips là et c’était un délai assez court donc c’était pas possible. Mais en fait ils nous ont aiguillé vers des potes graphistes à eux et d’ailleurs y’a un lien qui est fait par les cadres qu’il y a dans tous nos visuels. Donc y’aura aussi ce cadre-là, pour cadrer en fait (rires) et garder une cohérence

 

Je sais pas si vous connaissez Niel Harbisson, c’est un artiste qui se revendique cyborg et aurait la capacité d’entendre les couleurs. Iñigo serait quel genre de couleur ?

Pierre et Adrien – (rires)

Pierre – De toutes manières énormément de couleurs, énormément de matières dans la création, que ce soit dans l’écriture ou dans la mise en forme. On s’inspire d’énormément de choses et pas que de musique. On est tous, par exemple, fascinés par tout un pan de la musique africaine

Adrien – Je croyais que t’allais parler du foot (rires)

Pierre – … Et souvent les morceaux peuvent être composés au piano, à la guitare comme ça, sans rien. Et puis une fois le moment de se poser et de mettre en forme ça, la réflexion principale ça va être ok j’ai pas envie d’un morceau piano/voix, je veux avoir des sonorités qui sortent un peu de l’ordinaire et donc aller chercher un peu dans des samples de musiques du monde entier. S’amuser à piocher dans plein de musiques différentes, essayer de construire des rythmiques complètement électros ou très tribales et mixer ça. Comme on est plusieurs à participer à l’écriture, forcement ça permet d’avoir un truc assez éclectique mais où on se retrouve dans l’idée d’aller chercher ailleurs et d’avoir un truc assez brut, précis. On n’est pas dans l’optique de rentrer dans des morceaux de dix minutes, après on cherche pas forcément à faire des morceaux de trois minutes mais en général on se retrouve à dire ok c’est bon 3min30, on a eu notre dose on passe à autre chose

 

Votre EP sort bientôt, ça y est ! Qu’est-ce que vous pouvez en dire ? Grosse fierté ?

Adrien et Pierre – Bah ouais !

Pierre – Mais il sort le 18 mai en précommande sur iTunes

Adrien – C’est une galère

Pierre – Et il sera officiellement disp…

Adrien – Disponible sur toutes les plateformes le 25 mai ! Et disponible le 6 juin en vinyle chez tous les bons disquaires !

Pierre – Voilà, avec la release party le 8 juin à la Flèche D’or

Adrien – Ça sera une release party ça aussi ? (rires)

 

C’était pas censé être ce soir ?

Adrien – Si c’était censé être ce soir (rires)

 

L’EP va donc s’appeler « InigEP01 », c’est quoi la suite ?

Pierre – Ah ça on verra si on refait un EP et un album après, en tout cas on a de la matière donc on aura, je pense, le choix. Mais l’idée c’est qu’en fait, dans tous les visuels de ZEUGL en bas à droite y’a toujours un numéro de série /∞ . Et donc l’idée c’est de vraiment rentrer dans ce numéro de série où il peut y avoir plusieurs visuels pour un même titre ou pour le même EP

Adrien – Et puis donner un vrai titre à un EP c’est quand même ultra relou

 

Vous allez rester sur le modèle totalement  indé pour la suite ?

Adrien – On sait pas

Pierre – Ouais on va voir ce qu’il se passer avec la sortie de l’EP en fait

Adrien – En fait, on pense que c’était le bon moment pour sortir l’EP, donc on l’a sorti tout seuls parce qu’avec un label ça aurait pris plus de temps. Et puis on avait plus ou moins les capacités de le faire tout seuls, pour la suite on verra

 

Et est-ce qu’il y a des groupes qui vous ont marqués récemment ?

Pierre – Personnellement en fait je suis pas le mec qui suit le plus l’actualité musicale là maintenant mais en même temps dans mon travail je dois découvrir de la musique tous les jours. Donc je vais découvrir des musiques de malades très régulièrement mais ça sera pas forcement de la musique qui est sortie cette année. Ça peut être des pépites des années 60-70-80. On parle souvent de Brigitte Fontaine parce que ses albums avec Areski nous ont montré que le français c’était vraiment génial, qu’on peut s’éclater avec cette langue. La semaine dernière j’ai encore découverts un album de Brigitte Fontaine que je connaissais pas et que je trouve vraiment génial. A côté dans la scène actuelle nous on aime beaucoup…

Adrien – Non mais ça sert à rien de cirer les pompes de nos potes non plus

Pierre – Mais les gars dont on se sent le plus proches ça reste les Blind Digital Citizen

Adrien – Mais après y’a un truc aussi c’est qu’honnêtement puisqu’on a des activités dans la musique, je t’avoue que lorsque je travaille pas je m’en branle un peu de la musique. J’ai écouté un truc d’Adrien Soleiman, j’avais bien aimé la voix du mec, mais je vais pas dire que c’est un coup de cœur de ouf . Sinon je passe pas cinq heures par jour à digger des trucs

Pierre – Si tu veux je connais mes trois albums préférés de ce début d’année !

Adrien – T’as fait un top 3 carrément

Pierre – Non mais y’a trois albums qui m’ont marqués, et je pourrais même dire quatre pour lécher les boules de Blind Digital Citizen. Sinon, le dernier album de Colin Stetson et Sarah Neufeld qui est sorti y’a dix jours, un des plus beaux albums que j’ai entendu depuis très longtemps. Le dernier album de Sufjan Stevens aussi et sinon y’a l’album de Nicolas Jaar qui n’est pas sorti. En fait, il a fait une BO d’un film arménien, je me souviens plus du titre du film, 1969 je crois, et c’est 1h20 de musique

Adrien – Le film est ultra bizarre (rires)

Pierre – Ouais en fait c’est sorti seulement sur son petit label en téléchargement sur son site

Adrien – Et t’as le film en entier sur Youtube

 

Vous connaissez le Voyager Golden Record ?

Adrien – Oui oui bien sûr, c’est un disque qui est fait en or

 

Ah mais tu le connais vraiment en plus, tu te fous pas de ma gueule !

Adrien – Non mais la tu parles d’un sujet que je maîtrise complètement. En fait, dans les sondes Voyager t’as une espèce d’anneau qui représente l’homme, la femme, la position de la Terre dans la voie lactée. Et y’a aussi un projet qu’ils avaient lancé, ils ont fait un Golden Record, donc c’est un disque qui est gravé sur de l’or. Dessus y’a genre un « bienvenue » dans quasiment toutes les langues de la Terre. Pour la France t’as un poème de je sais plus qui, t’as aussi des chants de baleines et après t’as des morceaux de Chuck Berry, de musiques du monde

Pierre – Je la connais cette histoire en fait, on avait bossé dessus à Radio France

 

Donc si vous devriez faire votre Voyager Golden Record, vous y mettriez quoi ?

Adrien – Moi je mettrais « La Nuit Transfigurée », c’est un sextet d’Arnold Schönberg qu’il a composé au début du XXe siècle. Voilà, c’est tout, je mettrais que ça

Pierre – Moi je mettrais pas ça parce que c’est trop triste

Adrien – Non c’est ultra beau mec, c’est ultra romantique. C’est une pièce qu’il a écrite pour la femme dont il était amoureux

Pierre – Avant qu’il fasse sa connerie de passer aux dodécaphonismes

Adrien – (rires)

Pierre – Mais sinon je sais pas trop répondre à ces questions… C’est tellement large

Adrien – Il y mettrait toute sa discographie !

Pierre – Autant dans le classique, que dans la pop, que dans le rap, que dans la musique africaine… Mais la par exemple je mettrais Sufjan Stevens « Carrie & Lowell » parce que c’est vraiment l’album du réconfort. Si y’a un moment t’es pas très bien, tu mets ça

Adrien – Mais là c’est pour les extraterrestres !

Pierre – Ah les extraterrestres ! (rires)

Adrien – Qu’est-ce qui représente l’humanité quoi

Pierre – Dans ce cas là… Bah les extraterrestres je sais pas, je leur renverrais un sketche de Desproges et puis voilà

Adrien – Hé c’est bien ça ! Tu sais que j’y ai pensé en plus, je me suis dit Desproges ça serait pas mal ! On met tout Desproges (rires)

Pierre – Un sketche de Desproges sur les juifs ou sur les poulpes (rires)

Adrien – Ca serait une bonne vision de l’humanité

 

Enfin, le rêve secret d’Iñigo Montoya! c’est de faire une BO pour une vieille série espagnole un peu kitschouille ?

Pierre – Ah c’est pas un rêve en particulier mais l’idée est très plaisante

Adrien – Méga chauds ! De toute façon, la musique à l’image c’est super cool à faire

 

Ou de faire de l’impro en suivant une projection sur scène !

Adrien – Ca par contre je pense que ça veut dire que 99% du temps c’est foireux

Pierre – Dans quelques années ça pourrait se faire. Mais de toutes manières on aime le kitsch

Adrien – C’est un mec qui a une moustache qui dit ça (rires)

Pierre – Perso je travaille dur pour essayer de faire passer dans le prochain morceau un peu d’auto-tune et des mélodies à la Omar Souleyman. Ca va pas être gagné avec les autres, mais on discute et on s’aime encore, on se tape pas encore sur la gueule (rires)

 

Sur ces douces paroles Pierre s’en va gaiement faire ses vocalises en attendant le concert qui se promet d’être cool. Qui fut d’ailleurs très chouette !

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Maywenn Vernet

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