Harry Potter and The Cursed Child

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Il n’y a qu’un type de geeks cools. Les cools, ce sont les fans de Harry Potter. Point final. Terminus Poudlard.

Tout geek cool aura donc -par définition- lu le script de la pièce de laquelle il va s’agir ici. Harry Potter and the Cursed Child est sorti en librairie le dimanche  31 Juillet 2016 – date traditionnelle de parution des romans Harry Potter, bien évidement en référence à l’anniversaire de celui-ci, tout le monde sait ça.

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Pour les touristes : Harry Potter and the Cursed Child reprend les aventures de Harry, devenu papa Potter, 19 ans plus tard. La grande différence avec les 7 tomes précédents, c’est le format. The Cursed Child est une pièce de théâtre. Mais c’est surtout une histoire d’amitié interdite et de relation papa-fiston difficile puisque le papa en question a sauvé le monde. Imagine ton père est The Chosen-One. C’est un peu comme si Jesus avait eu des enfants (avant de se faire crucifier par Ponce Pilate). C’est chaud.

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Je vous épargne tout le tralala sur la colère et les larmes d’une geek cool (sérieusement, j’ai versé quelques larmes de rage) qui ne peux pas trouver de copie papier du script puisque, contrairement à nos voisins brits, chez nous, de l’autre coté de la manche, il y’a bien peu de librairies ouvertes le dimanche (Coucou Macron !).

The Cursed Child fût ma toute première fois avec une Kindle (voilà j’ai craqué- mais pour Harry tout est permis). Soit dit en passant le Kindle m’a évité de devoir trop regarder la couverture du bouquin, qui ressemble tout simplement à du vomi jaune.

Après avoir lu les 240 pages du script je reste longtemps assise dans mon fauteuil, méga sceptique, en mode critique littéraire qui fume une pipe. L’histoire est pas mal. Il y du suspens, de l’amour, du Serpentard, du Poudlard, des baguettes magiques et même un peu de « Voldy », comme l’appellent si affectueusement mes petites sœurs, elles aussi geeks cools.

Maaaaaaaaais…. c’est mielleux. Certains passages me font lever les yeux au ciel, d’autres me font grincer les dents. Et puis JK, sincèrement, quelle idée de nous faire ça sous forme de pièce de théâtre ! Ça manque de profondeur et surtout c’est totalement injuste puisque la très, très, TRÈS grande majorité des fans moldus ne pourront jamais voir la pièce puisque elle n’est passée qu’à Londres et que les places sont clairement introuvables et hors de prix. Moi je dis c’est bâclé, c’est injuste et c’est même pas toi qui l’a écrit *!

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En attendant, il n’empêche que je veux, bien sûr, évidemment ABSOLUMENT voir la pièce. On n’habite quand même pas à Londres pour rien voyons.

Et là les enfants se produit un vrai miracle : c’est la magie de notre belle école, créatrice de si beaux réseaux Facebook. Une camarade sciencespiste et geek cool vend ses deux places pour la pièce. YEEEEEEEEEESSSSSSSS

Après moult complications me menant entre autre à vider mon compte bancaire par amour pour Harry, nous y voici.

L’aventure commence en entrant dans le théâtre. Il est beau et tout doré, on peut acheter des t-shirt et de crayons Harry Potter et boire un verre d’eau à £10. Magique. Il y des fans venus de partout dans le monde. Ce qui est fou, c’est la diversité des geeks cools. Il y a des jeunes, des moins jeunes, des filles en robe ‘Carte du Maraudeur’ et des types avec des t-shirt ‘Patronus’, assis à coté de fashionsitas en Chanel et de londoniens mega edgy qui on l’air de quitter pour la première fois East London de leur life pour aller dans le West End. C’est ça aussi la magie de Harry, il est rassembleur, un peu comme la ligue des champignons au foot au final non ?

Ca y est ça commence. Musique et choreo … un peu… chelou. « Merde merde merde, est-ce que je viens de dépenser £500000000 pour voir ça? » me dis-je et ne reviens à mes esprits que 2h plus tard, lorsque le rideau se ferme pour la pause- la pièce est composée de deux parties divisées en deux sous parties – clairement JK a l’esprit SciencesPo.

© MANUEL HARLAN

© MANUEL HARLAN

Je ne me souviens pas de la pause, de ce que mon copain m’a raconté ni même du resto où nous avons déjeuné (même si je crois que c’était plutôt sympa, le théâtre est situé à l’entrée de Soho, on mange bien là- bas) parce que, comme toujours avec Harry, je perds la notion du temps et toute conscience pour le monde moldu. C’est trop bien. C’EST TROP MAGIQUE.

La deuxième partie est encore mieux que la première, le décor est posé, la tension monte, c’est le moment des retrouvailles avec des héros et des ennemies qu’on croyait disparus et les bêtises de Malfoy et Potter Junior deviennent assez magiquement dangereuses. Expelliarmus !

Aussi étonnant que ce soit, même ayant lu le script, la pièce est pleine de surprises.
Les effets spéciaux sont gé-ni-a-li-ssimes. Les détraqueurs font vraiment froid dans le dos (notamment parce qu’ils frôlent le public) et je pourrais faire l’éloge d’une magnifique scène sous-marine dans le lac de Poudlard pendant plusieurs heures.
Mille mercis aux acteurs, que j’ai trouvé très bons et très crédibles et qui ont, je ne sais comment, réussis à faire de certaines des scènes, à la base les plus cul-cul, les scènes les plus drôles et réussies. La morale de l’histoire c’est que le jeu d’acteur est à la clé de toute bonne pièce, les enfants.

Je finirais par une note d’amour pour Scorpius, ma star de la pièce aussi bien sur le papier que sur la scène (brillamment interprété par Anthony Boyle) qui m’a fait basculer du mauvais coté de la force.  Scorpius tu es magnifiquement magique et vive Serpentard.

 

Alex Price as Draco Malfoy and Anthony Boyle as Scorpius Malfoy ©Charlie Gray

*Effectivement J.K Rowling a co-produit la pièce avec deux moldus, Jack Thorn et John Tiffany.

Sophouille  la Fripouille

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