« Gilbert Peyre, L’électromécanomaniaque » à la Halle saint Pierre

Nounours pisseur, 2011-2016, électromécanique 
© Gilbert Peyre, photo Gaston F. Bergeret

L’univers fantasmagorique de Gilbert Peyre vous attend jusqu’au 26 février à la Halle Saint Pierre dans le 18ème arrondissement de Paris. Si vous avez toujours rêvé de voir des sculptures s’animer devant vos yeux alors cette exposition est faite pour vous !

 

Cette exposition est divisée en deux salles. La première est circulaire et très sombre. On est ainsi plongés dans le monde poétique, mystérieux, mécanique et musical de Gilbert Peyre.

Dans la première salle certains thèmes sont récurrents comme l’enfance qui est matérialisée par l’utilisation de têtes de poupées et de jouets. La danse est aussi présente par le biais d’une danseuse du ventre et d’une danseuse de flamenco.

Nounours pisseur, 2011-2016, électromécanique  © Gilbert Peyre, photo Gaston F. Bergeret

Nounours pisseur, 2011-2016, électromécanique
© Gilbert Peyre, photo Gaston F. Bergeret

 

 

 

Dans la seconde, une atmosphère différente règne et ceci est dû à la luminosité de la pièce. Ici, le thème le plus représenté est le quotidien. On assiste à une scène de déjeuner. Il y a aussi toute une installation nous rapportant les bruits du quotidien tels que les bruits de pas ou encore les cloches de l’église (bruit réalisé grâce a des marteaux qui tapent sur des poêles).

 

Ce qui nous frappe aussi dans cette exposition ce sont les matériaux utilisés. En effet, grâce à de simple sachets de thé (bio bien entendu !), d’abat-jours, de conserves de sardines ou encore d’assiettes Gilbert Peyre arrive à créer des personnages, des situations, des illusions.

 

 

Cupidon propriétaire de l’immeuble situé sur l’Enfer et le Paradis, 2013, détail, électromécanique, © Gilbert Peyre, photo F.Beddok

Cupidon propriétaire de l’immeuble situé sur l’Enfer et le Paradis, 2013, détail, électromécanique, © Gilbert Peyre, photo F.Beddok

 

Les œuvres présentées dans l’expositions sont plus ou moins récentes, les premières datent des années 90’s et la plus récente « Johnny be good » date de 2016. Cette œuvre comme beaucoup d’autre est une œuvre musicale. En effet dans cette exposition l’ouïe est fortement mise à contribution. Il peut s’agir de bruits « mécaniques » dû à la mise en mouvement de la sculpture, des bruits rajoutés ou encore des chansons (« Johnny be good », « non je ne regrette rien », chanson de flamenco).

 

Le plus frappant est que l’artiste arrive à donner des émotions à des objets ou des vêtements et le résultat s’avère impressionnant !

 

Les + : cette exposition est un véritable retour en enfance, on est fascinés devant ces sculptures animées. Certaines animations sont plus longues que d’autres et parfois un suspens s’installe. Que va t’il se passer ? Comment la scène va-t-elle se terminer ?

 

Les – : ce pourrait être éventuellement le prix : 7 euros tarif étudiant. C’est moins cher que certains musées et la Halle Saint Pierre nous offre un bon rapport qualité-prix, mais cela reste un coût pour nos budgets parfois serrés.

 

Emma Saclier

 

 

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