La Crème de la Crème, Kim Chapiron à la rencontre des écoles de commerce.

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Kim Chapiron est connu pour ses films assez violents, radicaux. Le jeune metteur en scène parisien, compagnon de Ludivine Sagnier, est le fondateur du collectif Kourtrajmé.
Le collectif, soutenu par Vincent Cassel, Mathieu Kassovitz ou encore Oxmo Puccino et les deux frères High-Tekk et Nikkfurie de la Caution est principalement tourné vers des courts-métrages, dans le même genre que la série sur les Frères Wanted.
Kim Chapiron en est à son troisième film et comme pour les deux précédents, La Crème de la Crème raconte l’histoire d’un groupe de jeunes … qui galèrent.

Après une bande annonce qui, c’est vrai, trace une vision assez extrême des écoles de commerce (soirées, soirées, filles, groupes d’étudiants BCBG et termes économiques, parce que c’est une école de commerce quand même), le film avait lancé une petite polémique. 1h30 de film plus tard, on se rend compte que la bande annonce est une synthèse malheureusement assez réductrice.

La crème de la crème ressemble plus à un Social Network dans une école de commerce française ; en remplaçant Harvard par HEC et Facebook par un réseau de prostitution, qu’à une critique radicale de ces écoles.
On y voit des étudiants un peu nerd, rencontrant une fille volontaire et un garçon habitué aux us et coutumes de l’école. Pour faire monter leur cote de popularité et pouvoir coucher avec les jolies filles de l’école, ils vont ramener des filles extérieures au campus et payées, aux soirées; établissant ainsi un réseau de prostitution.

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Si l’histoire n’a pas énormément d’intérêt, Kim Chapiron nous avait déclaré que c’est une légende urbaine du campus d’HEC. Histoire, d’ailleurs, qui est plus un prétexte qu’autre chose pour s’attaquer au sujet des écoles de commerce.
Pour la sortie de Dog Pounds, il avait dit aimer s’intéresser aux « méchants » de la société pour le montrer sous un autre jour et créer de l’empathie à leur égard.
La Crème de la Crème vise à faire à peu près la même chose au final. Bien entendu, ce groupe monte un réseau de prostitution, ce qui n’est peut être pas le dénominateur le plus commun à notre génération ; mais au-delà de cela, ces jeunes se montrent humains dans leurs faiblesses et désirs.
Pour ce qui est du style cinématographique, il reste fidèle à celui de Chapiron : efficace et assez jouissif. Certains moments rappelant avec nostalgie les épisodes des Frères Wanted.

Tristan du Puy

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