Caandides, une interview fantasmagorique à poils

Caandides

J’ai retrouvé le groupe Caandides à la sortie de leur studio de répétition (envoyez moi un mail si vous voulez l’adresse histoire d’y foutre le bordel un peu) afin de parler, comme ça en toute candeur – Ha. Ha. Sans compter la surprise que j’ai eu de compter parmi nous un des fondateurs de ZEUGL, Gabriel, mec stylé (avec meuf stylée, Lolita) à l’origine des visuels de Moodoïd entre autre…

Caandiddes, vous connaissez déjà j’en suis certaine, si !, ils avaient fait la première partie de Fauve à la Flèche D’or il y a 2 ans. C’est d’ailleurs comme ça que je les ai connus, folle et tumultueuse histoire.

Ils me parlent donc d’eux, de leurs projets, de leurs copains, de leurs fantasmes bizarres aussi… ENFIN à vous de juger

 

En toute logique on va commencer par le début : d’où a émergé le projet Caandides ?

 

Théo – A la base historiquement je pense que c’est un collectif (rires)

On a commencé le groupe à 4, à la base, avec Noé, Dylan, Jules et moi. A l’occasion d’un concert qu’on a fait dans un appartement, un de nos premiers concerts, Gabriel et Lolita [ndlr – ZEUGL] nous ont proposé de faire une projection

 

C’était à quelle occasion que vous aviez pu jouer dans un appartement, une sorte de concept de « concert à emporter » ?

 

Jules – Non en fait les parents de Dylan ont cet appart et le père de Dylan, étant musicien, nous laissait faire des trucs chez eux avec lui et un pote à lui aussi mais avec qui on bosse plus trop maintenant

 

Vous vous êtes rencontrés à ce moment là ?

 

Théo – On se connaissait déjà depuis longtemps et on n’avait jamais pensé à des collaborations. Gabriel et Lolita faisaient les flyers, l’artwork  et tout. Et c’est à l’occasion de ce concert privé qu’ils nous ont proposé de faire des projections et c’est là qu’on a eu l’idée de vraiment travailler à 6 tout le temps, sur tout. Eux c’était vraiment sur le visuel mais on faisait des tables rondes pour que tout le monde discute des visuels ! Et donc à l’époque on avait vachement cette idée fantasmagorique et assez à la mode du collectif. Puis en fait il s’avère que c’est pas exactement ça, c’est plus une collaboration. Enfin je sais pas comment fonctionnent les vrais collectifs, avec des équipes qui vont peut-être moduler. Nous c’est pas le cas. Donc c’est pas vraiment un collectif, c’est un groupe !

Jules – Oui nous y’a 5 musiciens et un graphiste ou alors les 2 ensemble qui font des projections

Théo – On aime bien collaborer avec des artistes extérieurs, pour des clips par exemple comme “RIO” ou “Before The Art.

 

Pour en revenir à la période entre y’a deux ans où Caandides était plutôt une valeur montante de la scène « indé » et maintenant, vous pouvez me dire ce qui à évolué, ce qui a été fait ?

 

Théo – En fait on n’a pas rien fait (rires)

On a sorti un EP mais qui a été assez peu médiatisé, on en a même sorti deux en fait. Un single en octobre dernier et l’été d’avant

Jules – C’était avant encore en fait

Théo  – Ah merde, c’était…

Jules – C’était “WinterIX” !

Théo  – Oui donc on a sorti un EP qui n’a pas fait énormément de bruit, d’ailleurs c’est Pablo Padovani qui a fait notre clip pour ce morceau-là. Après on a sorti un EP en auto-prod sur notre Bandcamp, un EP de démo en fait. Parce qu’on a perdu un disque dur avec plein de morceaux en chantier et du coup on a décidé de publier ce qu’il nous restait. Les résidus de ce pauvre disque dur. Et ensuite on a composé un album l’année restante

 

Maintenant vous n’êtes plus en « auto-prod » depuis que vous êtes chez Cracki Records, ça a changé quoi à votre travail ?

 

Théo – Ouais ça fait deux mois qu’on a signé

Jules – L’album qui va sortir va être sur Cracki d’ailleurs

Théo  – D’abord on va sortir un premier single en mai

Jules – Avec un clip de Florent des Blind [ndlr – Blind Digital Citizen]

Théo – Chez Peru Lab, y’a un vimeo ils font des trucs assez cool. C’est le projet perso de Florent donc et de Jean Turner avec un troisième mec. Et pour en revenir à notre album ce serait pour la rentrée scolaire. Mais bon déjà dans un premier temps c’est surtout la sortie de notre prochain titre en mai !

Jules – Qui annonce l’album !

 

Du coup la release du 23 avril avec les Blind et Inigo Montoya! va vous permettre de balancer des nouveaux morceaux, d’annoncer l’album en gros ?

 

Jules – C’est encore un peu tôt malheureusement

Noé – La release on aurait bien aimé la faire à la rentrée je pense

Jules – Ouais on aurait bien aimé sortir le titre plus pour le 23 justement mais c’était encore un peu short , du coup notre come back c’est plus tard. Mais ça aurait été vachement bien ouais

Théo – On fera une release et on invitera Blind Digital et Inigo Montoya!

 

Vous avez prévu des choses particulières niveau scéno pour la release ?

 

Jules – Ben je crois qu’on n’a pas encore parlé de ça pour la release

Arthur – On fait plus notre retour de façon progressive sur les mois qui arrivent donc on s’est pas tellement focalisés sur la release

Jules – Tu parlais des morceaux qu’on allait jouer c’est ça ?

 

Pas forcément non, étant donné que Gabriel de ZEUGL est présent, est-ce que vous allez rester sur le même concept de projections ?

 

Théo – Ben en fait on n’a pas vraiment eu le temps de préparer ce qui va devenir notre prochain set avec les projections par rapport à nos nouveaux morceaux. Comme une sorte de spectacle. Pour l’instant Gabriel et Lolita [ndlr – ZEUGL] ont imaginé un dispositif plus minimaliste. En fait c’est des projections qui sont issues de l’artwork de l’album qu’ils ont fait aussi. Et puis pour l’instant on reste secrets, mega secrets. No comment (rires)

Jules – On va faire une réponse de 15 minutes avec des « no comment » (rires)


Avec ce nouvel album vous avez voulu aller où, nous emmener où ? Est-ce qu’on doit s’attendre à quelque chose de totalement différent de ce qui vous a fait connaître ?

 

Théo – Je pense qu’on nous a catalogués assez rapidement dans un truc assez « tropical » que nous on n’assumait pas forcément à 100%. On n’acceptait pas le fait d’être résumés juste à ça, on s’imaginait être un peu moins « tropical-électro » que ce que la plupart des journalistes nous disaient. Ils disaient qu’on faisait quelque chose d’hyper dynamique et joyeux alors qu’on s’imaginait faire quelque chose plus en demi-teinte et là disons que sur le prochain disque on a essayé de creuser un peu dans la teinte la plus obscure de la demi-teinte

Noé – Ça va être du « tropical morbide » maintenant (rires)

 

Vous le travaillez depuis combien de temps cet album ?

 

Jules – En fait ça a une longue histoire parce qu’à la base le premier gros projet ambitieux de Caandides c’est une sorte de double album qui se serait appelé « Winters » du coup y’avait pas mal de morceaux qui s’appelaient « Winter » avec des numéros. Ça allait de zéro à une petite vingtaine… Une grosse dizaine plutôt, en fait… Et l’idée c’était de reprendre quelques morceaux et de les faire complètement différemment, mélangés avec d’autres morceaux plus récents pour faire un truc homogène

Théo – Après y’a eu pas mal de choses, disons de fractures, qui se sont accumulées dans notre méthode de travail puisqu’on a travaillé avec un intervenant extérieur, notamment Adrien Pallot, et ça on n’a pas vraiment l’habitude de travailler avec des gens généralement. On fait tout, tout seuls. Donc ça déjà, ça a changé notre méthode de travail et après on a changé d’outils de travail, ce qui a permis de redéfinir comment ça sonnait Caandides. Lâcher l’ordinateur pour aller plus vers des machines analogiques. Y’a eu une texture sonore qui a découlé de ces choix

Jules – Et justement j’en reviens au fait qu’on a été rapidement catégorisés comme un groupe « tropical-électro » mais c’était surtout par rapport à deux ou trois morceaux comme ça. Mais nous on sentait que c’était pas très juste dans le sens où ça représentait pas l’ensemble de l’esthétique du groupe qui à ce moment là était quelque chose d’assez éclaté. Chaque morceau était un petit îlot comme ça, et là l’idée était vraiment de faire quelque chose de plus homogène

Théo – Disons qu’avant on n’avait jamais vraiment pensé à un disque avec une sorte de fil rouge d’instruments, enfin quelque chose qui donne une sorte d’homogénéité. On aimait bien que ça soit toujours une sorte de laboratoire un peu fou, pareil avec les graphistes c’était un peu le bordel. Enfin on aimait bien ce truc un peu bordélique. Et là on a quand même essayé de recadrer le truc autour de thèmes un peu plus concrets. On s’est pas censurés ou forcés à faire un truc

 

On peut dire que c’est un bon gros retour avec de nouveaux Caandides ?  

 

Théo – Peut-être ce qui va changer par rapport à ce qu’on entendait avant de Caandides c’est des textures ou une ambiance

 

J’imagine que ce travail de fond a dû vous enrichir en tant que musiciens ou même plus personnellement ?

 

Théo – Ah oui totalement. En fait, je sais pas si on pourrait définir concrètement la différence mais y’a eu une évolution parce que pendant l’écriture même du disque, chacun d’entre nous a gravité dans d’autres projets, d’autres domaines pas forcément musicaux. Et quand on est revenus à Caandides ça nous a un peu changés, y’avait une vraie évolution

 

Vous vous êtes sentis soutenus par vos potes musiciens pendant cette période ?

 

Théo – On a perdu tous nos potes cette année là (rires)

Jules – C’est grâce à Adrien qu’on a pu faire passer ça, parce qu’en fait il avait produit le single qui est sorti il y a un an et demi

Théo  – Co-produit !

Jules – Et l’idée c’est qu’il a réussi à faire passer ce disque, dont on était assez contents, à l’état de maquette, techniquement il a permis de l’emmener à un stade pro, comme un vrai disque alors qu’on avait très très peu de budget. On est quand même allés faire des prises dans quelques studios , dont un studio à Oxford

Théo – Ouais on a beaucoup tourné la première année, c’est pour ça qu’on n’ a pas réussi à se concentrer sur la composition

 

Vous êtes pas du genre à composer pendant que vous tournez, s’inspirer du paysage qui vous entoure, de ce que vous vivez tout ça ?

 

Théo – C’est pas qu’on n’aime pas mais c’est difficile parce que le live était pas prêt, y’avait beaucoup de remises en questions par rapport au live et ça, ça nous empêchait pas mal de penser à autre chose. Parce qu’à une époque on changeait constamment de formule pour les concerts et c’est ça qui formait la base de notre travail après pour les compos, on n’a jamais vraiment arrêté de composer mais pour faire un disque c’était un peu différent

Jules – Mais c’est vrai que c’est cette année qu’on a commencé à se rapprocher des Blind et pas mal par le biais de Gabriel et Lolita aussi, disons que ça fait des connexions comme ça

 

Oui, justement, Gabriel c’est toi et Lolita qui vous chargez des visuels non seulement de Caandides mais aussi pour Inigo Montoya! (dernier clip « Après le serpent »), ou encore Moodoïd…

 

Gabriel – Oui en fait on a tout fait pour Moodoïd, sauf les clips. A la base c’est Pablo Padovani qui a fait un clip pour Caandides, “WinterIX”, et c’est comme ça qu’on la connu. Ensuite, il cherchait un illustrateur dans l’urgence pour son premier EP et il a appelé Théo qui lui a dit de nous contacter. Et grâce aux pochettes que j’ai faite pour Pablo, les mecs d’Inigo Montoya! nous ont demandé de faire des projections pour eux, enfin à l’époque c’était encore Mungo Park. Ensuite, on a fait leur identité visuelle en tant qu’Inigo Montoya! et à côté on bossait avec Noé pour Amarillo. Du coup on se connaît tous, ça fait un petit cercle

Théo – Le fantasme collectif qu’on avait commençait à se réaliser en fait

Gabriel – C’est un peu ce qu’il va se passer le 23 avril à la release party des Blind vu que c’est eux qui ont choisi le line-up et ils veulent en profiter pour faire une grosse soirée « communauté »

 

T’as déjà refusé des demandes Gabriel ?

 

Gabriel – C’est arrivé qu’on n’aime pas mon travail après oui c’est arrivé que je refuse des groupes…

Théo – Bah Madonna déjà c’était pas possible (rires)

 

Bientôt ZEUGL dans vos boutiques de quartier pour des t-shirts et autres produits alléchants ?

 

Noé – Ah mais ils ont des demandes de stages !

Gabriel – Ouais on a eu notre première demande de stage (rires)

Mais bon, on bosse chez mes parents donc on l’a pas pris

Théo – No comment ! No comment ! (rires)

Gabriel – Après pour revenir à ta question, ouais ça fait une bonne communauté. Par exemple avec les Blind y’a Jean Turner avec qui on va bosser pour le 23 avril

Je-sais-plus-qui-a-dit-ça-désolée-y’avait-du-bruit-Noé-Dylan-ou-Arthur – D’ailleurs il peignait une fresque la aujourd’hui

Jules – Bah nous on peut y aller ouais. Ils ont fait la pochette de « Premières Vies » sur un mur

Je-sais-plus-qui-a-dit-ça-désolée-y’avait-du-bruit-Noé-Dylan-ou-Arthur – Ils ont vraiment bien reproduit le truc en plus

 

Caandides

©ZEUGL/CAANDIDES

Pour la pochette de votre album c’est donc Gabriel et Lolita qui sont logiquement sur le coup ?

 

Jules – Oui d’ailleurs elle est faite là

Théo – Ils ont aussi bossé sur les sites internet

Jules – Ah oui, y’a eu aussi les sites internet sur lesquels on a pas mal bossé pendant ces deux ans

 

Il rend dingue votre site, c’est quoi ce bordel d’hélicoptère ?

 

Gabriel – En fait, si tu cliques sur les zones quadrillées ça te renvoie vers des mini-jeux, je sais pas si t’as vu

 

Bah je cliquais mais ça faisait seulement un bruit tout nul sans actions particulières…  

 

Jules – Ah mais t’avais peut-être activé tes pare-feux

Gabriel – Mais au début du site y’a un message qui dit…

Noé – « Maywenn débloque tes pare-feux ! »

Gabriel – Tu devrais en vrai parce qu’il y a des bêtes de petits jeux !

Théo – Faudra que tu regardes aussi dans les menus du site, t’as un onglet avec marqué « GAMES » et c’est les jeux qu’ont fait Gabriel et Lolita, y’a une version précédente trop drôle en plus

Gabriel – En gros pour Caandides, Lolita, moi et surtout avec Théo, on parle beaucoup pour faire l’identité visuelle du groupe. C’est Théo qui initie les thèmes et les grandes lignes à suivre puis avec Lolita on développe autour. On est passés par beaucoup d’étapes et c’était quand même frustrant et intéressant à la fois

Théo – On a découvert pas mal de degrés de frustrations, c’était assez intéressant (rires)

Gabriel – Enfin du côté graphique ce qu’on peut dire c’est que la thématique de “Winter” c’est le… C’est la carte (rires)

Jules – C’est la carte graphique…

Théo – C’est la carte Yugioh ! Mais pour revenir à cette histoire de carte, on aime bien dans Caandides cette notion de voyage fantasmé et là on a amené le truc aussi loin qu’on pouvait je pense. La prochaine fois on va changer… Non en fait c’est même pas vrai.

Mais prochainement on va sortir notre nouveau site internet, au même moment que le clip on espère, et il sera en construction permanente jusqu’à la sortie de l’album. Ça sera justement une carte interactive sur laquelle on pourra se balader

 

Faudra activer ses pop-ups hein

Jules – Je pense encore oui (rires)

Théo – Y’aura des pop-ups ouais, nous on adore ça les pop-ups ! Mais après le spam

 

Théo tu parlais de visions fantasmées pour le visuel du groupe, tu te bases sur le même processus pour l’écriture ?

 

 

Théo – Non ça dépend… Y’a des chansons qui sont clairement dans cette thématique là mais c’est assez abstrait en fait. Ça raconte pas forcement des histoires. C’est plus comme… Un autre truc qu’on apprécie pas mal dans le groupe, visuellement, textuellement, ou musicalement c’est l’idée de l’ambiance, d’atmosphère et les textes sont un peu écrit comme ça. Des sortes de textes plus ambiants que narratifs

 

Changement de cap, vos kiff musicaux du moment ? Ouais “kiff”

 

Jules – Bah… Inigo Montoya!

Théo – Inigo Montoya!, Moodoïd, euh Amarillo ça déboite ! Euh Cracki ça déchire (rires)

Arthur – Moi j’y pense toujours sauf quand on me pose la question…

Théo – Moi je suis très fan du retour d’Aphex Twin, il a sorti 2 disques que je trouve mortels. Sinon en ce moment je suis assez branché musique de films d’horreur italien

Dylan – Y’a ton mec au piano !

Théo – Ah ! Tobias Jesso Jr. c’est mon coup de coeur love songs, coup de coeur brisé quoi. C’est pas du tout le genre de musique que j’écoute habituellement mais c’est un mec qui fait des morceaux au piano, des chansons d’amour et je trouve ça mortel. C’est genre de la pop song hyper 70’s, c’est hyper formaté genre des standards instantanés, c’est vraiment pas original du tout, c’est juste hyper bien écrit.

Après y’a un groupe que je suis allé voir en concert y’a pas longtemps, c’est Api Uiz. En première partie y’avait un groupe qui s’appelait Chocolat Billy et c’est le même guitariste qu’Api Uiz et c’était vraiment mortel. Sur la scène underground française c’est un des trucs le plus cool que j’ai vu depuis longtemps. Le guitariste a fini à poils à la fin du concert, mais à poils à poils parce qu’un mec a eu le malheur de crier “à poils” donc il s’est exécuté

 

Comptez sur moi le jour de la release pour être CETTE personne qui gueule “à poils” du coup

 

 

Théo – Je… Je ne réagis pas comme ça (rires)

 

Ah merde, peut-être les Blind alors ?

 

Théo – Peut-être oui !

Jules – Je vois bien Jean se foutre à poils (rires)

Théo – Ou alors temps mort, François à poils (rires) “Dis donc t’es bien équipé mon grand”, “c’est un gros pistolet qu’t’as là” [ndlr – paroles de “Parachute” des Blind]

 

Sinon, parce que c’est bien beau de se foutre à poils mais parlons un peu musique, vos obsessions, blocages musicaux ?

 

Dylan – “The Argument” de Fugazi ou “Love” de Amen Dunes ouais, ou même les deux en même temps

Théo – Pour plus de kiff !

 

Et toi Arthur ?

 

Théo – Shaka Ponk toi non ? (rires)

Arthur – Je sais pas trop, j’ai un peu du mal à répondre à ce genre de question…

Théo – Tu peux dire Caandides, comme ça on fait de la promo dans la promo

Arthur – Je trouve que ça dépend de l’humeur du moment. Ça répond pas à ta question hein

Théo – A n’importe quelle heure, un bon disque des Beach Boys

Jules – Moi ces derniers temps j’ai pas mal écouté un disque de The Orb’s, “Adventure Biyonde zi ultrawaurld” [ndlr – tentative de retranscrire le parfait accent de Jules]

Théo – Tu peux l’épeler ? (rires)

Jules – Non mais c’est des français, tu sais c’est écrit avec l’accent français

 

Et toi Gabriel ?

 

Gabriel – J’écoute pas trop de musique à la base

 

T’aimes pas la musique c’est ça hein

 

Gabriel – Non mais j’aime bien la musique !

Théo – Il aime que la musique des projets sur lesquels il bosse

Gabriel – Bah c’est un peu ça, ou je découvre par les autres. Mais sinon on a découvert, par hasard avec Lolita, Mount Analogue. C’est de l’électro, c’est très cool, un peu japonisant

Théo – Un peu John Carpenter

 

Noé t’as pas répondu je t’ai cramé

 

Noé – Le disque de Julien Gasc il est cool

 

Je commence à être à court de questions et à plein de bière du coup vous allez vous interviewer vous-même… Comme les artistes qui interviewent d’autres artistes

 

Théo – Là y’a un seul groupe donc…

 

Bah non, Caandides qui interview Amarillo qui interview ZEUGL !

 

En choeurs – Aaaah !

Théo – CLASH

Gabriel – Caandides qui interview Amarillo

Théo – Sinon le sens du rythme euh ? (rires)

C’est surtout très schizophrène. Bon voila c’est la fin de notre interview !

Arthur – J’ai faim. Mais sinon pour l’anecdote moi ça fait pas très longtemps que j’ai rejoins les amis là, ça doit faire 6 mois, mais c’est de très vieux potes. En plus on vient pas forcement du même monde musical à la base et je trouve que Caandides ça s’écoute aussi vraiment dans le songwritting, la composition musicale doit vraiment s’écouter. T’as deux manières d’écouter la musique et tu sais très bien qu’il y a la musique un peu de façade, l’univers, l’esthétique que dégage la musique et puis y’a l’écoute vraiment profonde. Je pense que Caandides c’est vraiment un groupe qui s’écoute, comment les choses s’imbriquent…

Théo – Ouèèè c’est important l’émotion ! (rires) [ndlr – Théo imite très bien l’individu ivre]

Cette façade qu’on avait pu nous donner de “tropicaliste”, elle me dérangeait un peu parce qu’elle effaçait en partie les intentions plus mélancoliques derrière des titres comme “Before the Art”. Et c’est vite oublier pas mal d’éléments qui sont assez…

Noé – Patate

Théo – C’est exactement pas le mot que je cherchais (rires)

Assez torturés en fait mais qui s’inscrivent dans une esthétique un peu plus dansante

 

C’est ce que vous cherchez à faire maintenant, faire gigoter les gens ?  

 

Théo – Ouais la danse ça fait partie de notre culture musicale

Arthur – Faire quelque chose de chorégraphié

Théo – C’est de la danse mais dilatée quoi

Jules – Franchement c’est un rêve (rires)

Théo – Mais on n’oublie pas aussi la tristesse du monde, la frustration, le malheur. On danse, certes, mais on réfléchit aussi. On danse, mais on se demande pourquoi

 

Des mots qui dégoulinent de sagesse et de clairvoyance, L’Artichaut vous en remercie. On se retrouve le 23 avril pour la bamboula du siècle les enfants !

 

Maywenn Vernet

 

RELEASE PARTY 

Event → on.fb.me/1G89a1X

Place peuchère → bit.ly/1PhSObd

 

SITES CAANDIDES

http://www.caandides.com/gameone.html
http://www.caandides.com/gametwo.html

 

Leave a Reply