LATOUR MINUTE 1 : L’Anthropocène

Bruno Latour ne se présente plus, sa pensée se raconte cependant, et s’écoute. Tout ça installé entre amis dans des bons gros fauteuils et avec des bières. Pour la première émission de LATOUR MINUTE, il nous parle de l’Anthropocène, de non-modernité et de culpabilité.

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Chaque mois dans Latour Minute, le philosophe Bruno Latour nous dévoile une de ces théories et vous invite à les approfondir.

Philosophe, Anthropologue et Sociologue, détenteur du prix Hollberg, Bruno Latour a travaillé sur les questions du processus de recherche scientifique, sur la théorie de l’acteur réseau ou encore sur la modernité.

Amateurs bizarre de vulgarisation philosophique, vous trouverez dans cette émission des images, des sons, des phrases qui font réfléchir sur le monde qui vous entoure et vous habite.

CANNES // Billet d’humeur de l’Artichaut 8 et 9:  » THE END »

C’est déja la fin du festival de Cannes 2014. Tous les films ont été présenté dans la Grande Salle Lumière du Palais des Festival. C’est à chaque fois un grand cirque qui se répète: photographes, starlettes, badauds endimanchés pour pouvoir accéder à la séance sans être passés par la terrible hiérarchie de la couleur des accréditations du festival. Et quand tout ce monde a intégré le palais, le public se lève pour accueillir l’équipe du film présenté.

J’ai rarement eu la chance d’être tant rempli d’émotion que pour la projection de Mommy, car le fait même de voir rentrer Xavier Dolan dans la salle pour présenter son film en Compétition est un immense plaisir. Voir la consécration de ce grand et pourtant très jeune cinéaste a ému la salle aux larmes, moi y compris. Aprés la projection de grand film, une standing ovation soviétique de 20 min a secoué le palais.

On aura vu tous les films de la sélection et aucun n’atteint le niveau de perfection, la justesse du propos de Mommy. Au delà de mériter la palme, le film que présente Xavier Dolan cette année va très certainement canoniser le réalisateur et l’ intégrer parmi les grands noms du cinéma. En effet, il livre cette année un film en tout point meilleur que les frères Dardenne (notre critique ici) ou Hazanavicius.

Si Antoine-Olivier Pilon en jeune homme atteint de TADH semble être la révélation de ce festival de Cannes, comme l’étais Adèle Exarchopoulos, c’est pourtant la prestation exceptionnelle de Timothy Spall dans Mr Turner de Mike Leigh qui mérite d’être saluée. Ce biopic sur la vie du peintre britannique est un des rares récits de vie dont on apprécie l’existence. Beaucoup de Biopic sont des échecs car l’incroyable vie du protagoniste n’est nullement la garantie d’une représentation correcte. Mr Turner est beau, les images font l’objet d’un travail méticuleux, de la même façon que Turner travaillait ses scènes maritimes.

Cannes se termine, vous pourrait très bientôt lire sur l’Artichaut un retour moins sommaire sur cette édition 2014 ainsi que les critiques d’une grande majorité des films présentés dans la sélection officielle. Pour le moment, la Palme sera décernée d’ici quelques heures, on espère qu’elle sera pour Xavier Dolan.

Quand au reste des prix, le grand prix devrait être remis à la surprise de cette sélection:Relatos Salvajes de Damian Szifron, l’interprétation masculine devrait revenir à Timothy Spall pour son interprétation du peintre.

Pour le prix de l’interprétation féminine, il convient de procéder par élimination en soulignant les performances horribles de Marion Cotillard dans Deux jours une Nuit ainsi que celle de Berénice Béjo (prix d’interprétation 2013 pourLe Passé) dans The Search de Hazanavicius. Oublions également le casting féminin de St Laurent de Bertrand Bonello et Juliette Binoche autant que Kristen Stewart dans Sils Maria car on s’est longtemps demandé si Assayas ne leur avait pas demandé de faire du Binoche et du Stewart pour leur interprétation . Il nous reste à saluer la saisissante performance de Suzanne Clément en bègue dans Mommy. Cependant le prix devrait revenir à Julian Moore pour son interprétation de Havana Segrand, une actrice névrotique dans Maps to the Stars de Cronenberg.

A bientôt dans l’Artichaut,

Maxime Gueudet