Au cinéclub: A Single Man

A single man affiche

Après Tomboy, laissons place aux adultes. Les histoires d’amour homosexuelles, en plus d’être une « mode » (coucou Christine Boutin), ont quand même tendance à toutes être traitées au même stade: celui de la rencontre .Je tiens à préciser que je parle ici des films traitants de ce sujet les plus diffusés et donc par ricochet ceux qui ont tendance à être le plus « politiquement correct » (A ma grande honte, je ne connais pas grand chose du cinéma expérimental LGBTQ mais Lionel Soukaz va remédier à ça le 19 mars!)  A part quelques exceptions notables comme The Kids are Alright de Lisa Chodolencko qui présente un couple lesbien parent d’enfants adolescents, on reste quand même souvent dans des schémas classiques de 1) On se rencontre 2) Ça remet en cause la sexualité/virilité/intégration sociale d’un des deux amoureux 3) Mais l’amour est plus fort que tout (ou pas: traumatisme de Brokeback Mountain toujours présent).

C’est donc vrai souvent mais pas dans A Single Man. Inspiré du roman de Christopher Isherwood, ce film se déroule sur une seule journée, entrecoupée de flashbacks c’est vrai, celle du professeur en université George Falconer. Grand solitaire parce que dépressif depuis la mort de son grand amour, George passe pourtant une journée des plus entourées entre ses élèves, son amie un peu paumée Charley et ses attirances nombreuses et variées. A travers toutes ces personnes, Georgesréfléchit sur son deuil, sur comment redonner un semblant de sens à sa vie quand la personne qui vous rendait heureuse n’est plus là. C’est beau, c’est mélancolique et c’est délicat.

Ce film est aussi très particulier parce que malgré son casting des plus remplis (Colin Firth, Julianne Moore, Nicholas Hoult…), il a été entièrement produit et financé par son réalisateur. De ce fait, le tournage n’a tourné que 21 jours ce qui est peu, très très peu. Qui plus est il s’agit du premier film de Tom Ford en tant que réalisateur, à l’âge honorable de 47 ans à l’époque, l’homme s’étant fait connaitre en tant que couturier notamment pour Gucci. Cela explique notamment l’importance des jeux de couleurs tout au long du film et son extrême stylisation.

Au cas où il vous manquerait des arguments: les fesses de Colin Firth et de Nicholas Hoult. Juste parce que Bridget Jones et Skins sont toujours des bons producteurs de fantasmes et que là c’est 2 en 1.

Synopsis

Los Angeles, 1962. Depuis qu’il a perdu son compagnon Jim dans un accident, George Falconer, professeur d’université Britannique, se sent incapable d’envisager l’avenir. Solitaire malgré le soutien de son amie la belle Charley, elle-même confrontée à ses propres interrogations sur son futur, George ne peut imaginer qu’une série d’évènements vont l’amener à décider qu’il y a peut-être une vie après Jim.

Bande-annonce

A Mercredi, 17h en Amphi Jean Moulin

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