Au cinéclub: Le Roi et l’Oiseau de Paul Grimault

la roi et l'oiseau

Le Roi et l’Oiseau c’est une histoire d’enfance, un conte. Une belle bergère et un ramoneur qui s’aiment parce que pourquoi pas, après tout. Quant on le voit à 6,7,8 ans, même 10, c’est surtout ça, deux personnes qui s’aiment alors qu’elles ne devraient pas et un oiseau rigolo, et un roi méchant qui nous amuse un peu quand même avec son nom bizarre, sa taille minuscule et son grand nez. Et puis on le revoit quelques années plus tard, et on comprend tout. La ville, la même que dans Metropolis (ou Starmania), la ville où les riches sont tout en haut dans le château et les pauvres tout en bas dans les souterrains, aveugles à force de ne pas voir le soleil. Où le roi fait ce qu’il veut parce qu’il est roi, tellement roi que tous ceux qui l’ennuient disparaissent et que la police lui obéit au doigt et à l’œil. Tellement roi qu’il peut décider d’épouser la bergère même si elle ne veut pas. Mais c’est un conte, c’est merveilleux, alors le ramoneur ravira la belle grâce à l’aide de l’Oiseau, qui dans une machine détruit le vain orgueil de « Charles Cinq et Trois font Huit et Huit font Seize » et son château de carte. Et puis quand on est grand, on sait que c’est Prévert qui a fait les dialogues, et on voit mieux toute la poésie et la magie des répliques, toutes les références à Chirico/Ubu Roi/Le Penseur de Rodin/Dali/Les Temps Modernes. Et on ne sait plus quoi préférer, l’émerveillement de l’enfance devant un oiseau qui parle ou l’émerveillement de l’adulte devant la beauté d’un animé plus profond que beaucoup de « vrais films ». Ajoutez à ça une musique très chouette et des dessins magnifiques (qui ont plutôt pas mal inspiré Miyazaki) et ça fait un chef-d’œuvre, à (re)découvrir mercredi à 17h en Jean Moulin.

                              

Synopsis

Le Roi Charles V et Trois font Huit et Huit font Seize règne en tyran sur le royaume de Takicardie. Seul un Oiseau, enjoué et bavard, qui a construit son nid en haut du gigantesque palais, tout près des appartements secrets de Sa Majesté, ose le narguer. Le Roi est amoureux d’une charmante et modeste Bergère qu’il veut épouser sous la contrainte. Mais celle-ci aime un petit Ramoneur. Tous deux s’enfuient pour échapper au Roi et, réfugiés au sommet de la plus haute tour du palais, sauvent un petit oiseau imprudent pris à l’un des pièges du Tyran. Le Père Oiseau reconnaissant promet en retour de les aider. La police retrouve la trace des fugitifs. Une folle poursuite s’engage. Des machines volantes conduites par des policiers moustachus, de mystérieuses créatures couleur de muraille qui espionnent la ville, des tritons motorisés et le Roi sur son trône électrique flottant, ou sur son gigantesque Automate, les pourchassent…

BANDE ANNONCE
EVENT FACEBOOK
A Mercredi, 17h en amphi Jean Moulin!

Leave a Reply