Au ciné-club : Zazie dans le métro

Cette semaine le Cinéclub se lance dans un partenariat avec Oulipipo, l’association d’écriture créative de SciencesPo. Pour cela, votre pôle chéri vous propose un bijou du cinéma inspiré d’un élégant exercice de style suivi d’un atelier organisé par Oulipipo.

Zazie dans le métro, ce n’est pas la seule excuse un peu potable que la RATP sort à chaque fois qu’elle veut faire croire que la circulation sous-terraine peut-être un amusement, c’est surtout deux formidables pieds de nez que firent successivement Queneau et Malle à  leurs milieux respectifs. Zazie a été le premier succès populaire de Queneau , une pastiche burlesque de tous les romans d’aventure possibles et imaginables. En mettant en scène une gamine, on peut le dire, insupportable et qui ignore tous les codes, l’auteur s’amuse à déconstruire le langage et toute la narration. En veux-tu en voilà des hormosessuels, des lessivophiles et des euréquations. Zazie veut prendre le métro, et bien elle ne peut pas, elle ne peut pas donc elle fait n’importe quoi, elle fait n’importe quoi donc tout peu arriver. A partir de ce roman déglingué, Louis Malle a tiré un pastiche de son propre art, le cinéma. Lui aussi déconstruit à coups d’inventions étranges, de mise en scène incompréhensible et de dessins animés. La musique s’accélère, la course-poursuite n’a ni-queue-ni-tête et les ours mangent à table. Ce film fut pour lui un exercice de style bien proche de celui de Queneau avec ses “E”, une invention permanente et d’une profusion presque révoltante. Quoi qu’il en soit, la gamine mériterait des claques mais nous emmène dans un Paris fou, une sorte d’univers parallèle où la création est reine.

Synopsis

Petite provinciale d’une dizaine d’années, Zazie arrive toute enjouée à Paris, accompagnée par sa mère. Cette dernière, décidée à passer le week-end avec son amant, dépose sa fille chez son oncle Gabriel. Mais se sentant laissée pour compte, Zazie, obnubilée par l’idée de prendre le métro, fugue et part à l’aventure de la capitale.

Bande-annonce 

 

 

Atelier d’Oulipipo

L’espèce de secte créative qu’est Oulipipo proposera à  la vingtaine de personnes dont l’oeuvre de Queneau et Malle aura ouvert les vannes artistiques des exercices d’écriture posés. Cela commencera par de l’écriture automatique en groupe, ce qui donne en général  des résultats assez psyché/drôles/intéressants. Ensuite une contrainte plus longue jugulera toute cette créativité sur papier  et enfin, si il reste du temps, peut-être des haïkus ou tout autre exercice littéraire destiné à faire ressortir ton petit côté Guillaume Musset.  A chaque fois tout le monde lit son texte, pépite à coups sûrs, et c’est chouette et c’est la franche marade. 

A Mercredi, 17h en Amphi Jean Moulin

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