Au Ciné-Club : Persepolis

 

Pour conclure son cycle “Guerre et Pop-Corn”, le ciné-club a préparé un film pas comme les autres. Vous avez déjà vu la dure vie de prisonnier de guerre, la violence de l’entraînement des marines et l’horreur du Napalm, il est temps de passer à une nouvelle forme de guerre. Moins directe, avec moins de poudre et de feu (même s’ils ne sont jamais loin en réalité) mais tout aussi poignante, Persepolis vous plonge dans la guerre quotidienne. Celle d’un pays, l’Iran qui après une révolution contre l’autorité ancestrale qu’était le Shah, se retrouve soumis à une dictature religieuse. La guerre qu’une petite fille un peu trop curieuse et impertinente commence par révolte, et par innocence aussi. Persepolis est certainement l’une des preuves les plus abouties que le dessin animé à sa place au sein du 7ème art pour défendre, émouvoir, faire découvrir. Marjane Satrapi s’y livre à un exercice périlleux, l’adaptation de sa propre BD qu’elle effectue aussi dans Poulet aux Prunes mais cette fois en quittant le dessin et en pariant sur de vrais acteurs. Alternant monochrome et couleurs, passages en découpages orientales et dessins réalistes, moments contemplatifs et révolte insouciante, ce film incomparable nous fait découvrir un pays, une histoire et  une vie.

Synopsis

 

Téhéran 1978 : Marjane, huit ans, songe à l’avenir et se rêve en prophète sauvant le monde. Choyée par des parents modernes et cultivés, particulièrement liée à sa grand-mère, elle suit avec exaltation les évènements qui vont mener à la révolution et provoquer la chute du régime du Chah. Avec l’instauration de la République islamique débute le temps des “commissaires de la révolution” qui contrôlent tenues et comportements. Marjane qui doit porter le voile, se rêve désormais en révolutionnaire.
Bientôt, la guerre contre l’Irak entraîne bombardements, privations, et disparitions de proches. La répression intérieure devient chaque jour plus sévère. Dans un contexte de plus en plus pénible, sa langue bien pendue et ses positions rebelles deviennent problématiques. Ses parents décident alors de l’envoyer en Autriche pour la protéger. A Vienne, Marjane vit à quatorze ans sa deuxième révolution : l’adolescence, la liberté, les vertiges de l’amour mais aussi l’exil, la solitude et la différence.

Bande-annonce 

A Mercredi, 17h en Amphi Jean Moulin !

 

Anna Maheu.

 

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